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Fleche Paris marseille Juin 2016

FLECHE  PARIS – MARSEILLE

Vendredi 10 jUIN

Il est 6h30 du matin lorsque nous partons d’Athis Mons avec Didier. Suite au mouvement social ma femme nous a emmenés en voiture. 260 km au programme avec environ 1000 m de dénivelé. Nous rejoignons rapidement La Ferté Alais où nous pointons. La matinée se passe gentiment, nous avançons tranquillement à une allure de 23 km/H, Didier faisant attention à son genou  et moi je profite d’une journée ensoleillée, une température agréable pour faire du vélo. Les paysages du Loiret défilent sous nos roues, petites collines et forêts se suivent jusqu’à Chatillon sur Loire où nous pointons pour la 2e fois. Un sandwich et une pâtisserie au programme du déjeuner.

Nous longeons la Loire pendant un bon moment, peu de circulation, les villages se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous n’avançons pas vite, nous discutons de tout et de rien et cela passe le temps. Nous arrivons à Sancoins près de Mornay sur Allier en relativement bonne forme et prenons possession de notre chambre à 19h30. Nous trouvons un restaurant sur la place du village, le repas est correct mais la propriétaire n’a qu’une idée en tête, nous voir finir notre repas rapidement et partir. Nous regardons la 2e mi-temps du match France-Roumanie et puis dodo…

Samedi 11 juin

Réveil à 6h00. Aujourd’hui 240 km prévus et 2300 m de dénivelé, ce n’est plus la même chose !!! Départ à 6h40, petit-déjeuner pris rapidement dans une boulangerie et nous partons sur les routes de l’Allier, nous pointons à Bourbon-Archambault vers 9h. Le paysage est très différent : une succession de collines, de vallons et dans les montées nous comprenons que nos 10 kg de bagages commencent à peser, la vitesse n’est plus la même et nous devons arriver avant 20h dans un VVF près de Langeac. Ça va être chaud !!

Après l’allier le Puy de dôme, les arrêts sont peu fréquents car nous n’avançons pas vite. Didier a du mal avec son arrière train et achète du Mytosil (crème pour bébé). Le paysage est très sympa et loin d’être monotone, nous pointons à Billom vers 15h. Il nous reste encore 85 km. Je décide d’appeler le propriétaire pour lui signaler nous risquons d’être en retard, nous avons un vent de face qui nous ralentit pas mal. Pas de soucis pour lui, il nous laissera la clé et le numéro du bungalow à la réception. Ouf, du stress en moins, on va pouvoir finir tranquillement. A Brioude en Haute-Loire à 20h, nous mangeons un sandwich et quelques desserts achetés dans un supermarché. Nous arrivons près de Langeac à 21h15 ou nous trouvons un gentil mot à la porte de la réception du VVF avec notre clé et l’indication de l’emplacement du bungalow.

Dimanche 12 juin

Réveil à 7h. Aujourd’hui 155 km et 2500m de dénivelé. Quelques cols au programme et de magnifiques paysages. Départ à 8h, nous ne voyons pas le propriétaire mais nous lui laissons un petit mot sympathique. La journée commence dur, nous attaquons tout de suite des montées relativement longues et il commence à pleuvoir. Heureusement, cela n’a pas duré. Nous pointons dans la jolie ville du Puy en Velay puis nous arrivons dans la haute montagne. Les paysages changent, il fait chaud, les fesses se chargent de nous rappeler qu’il est plus sympa d’être en danseuse sur le vélo. Nous retrouvons les paysages de la cyclo l’Ardéchoise. Nous passons par les petits villages du Monastier, la Vacheresse, les Estables où nous prenons quelques boissons bien méritées avant d’attaquer l’ascension du Mont Gerbier de Jonc qui culmine à 1530m. On en profite pour faire quelques photos, nous montons à notre rythme, lentement mais surementJ. Nous profitons du paysage et l’on se dit que cette flèche est vraiment superbe. Puis le graal… 25 km de descente qui nous font le plus grand bien. Il y a énormément de motos sur cette route touristique et pas mal de vélos. Nous arrivons à Aubenas dans l’Ardèche. Nous y faisons une petite pause puis nous rejoignons le joli village de Vogué à 19h où une chambre d’hôte nous attend. La propriétaire très sympa ne fait pas table d’hôte mais voyant que nous n’étions pas très emballés à l’idée de chercher un resto, elle nous propose un paquet de pâtes et des cerises en dessert que nous acceptons avec grand plaisir. La fatigue commence à se faire sentir mais nous sommes très contents de cette magnifique journée. On en a pris plein les yeux !

Lundi 13 juin

Après un copieux petit-déjeuner nous quittons les lieux à 8h45 à l’assaut des gorges de l’Ardèche, 145km et 1500m de dénivelé, l’arrière train de Didier lui fait horriblement mal (je compatis car j’ai eu le même problème sur la diagonale Menton Dunkerque. A chaque malformation de la chaussée on ressent une vive douleurL…) Nous pointons à Vallon Pont d’arc ou nous croisons Contador qui s’entraine pour le contre la montre du tour de France, suivi par 2 voitures TINKOFF. Un peu plus tard, c’est Tony Martins. L’ascension des gorges de l’Ardèche pendant quasiment 35 km est difficile (des pentes à plus de 10%). Une succession de montées et de descentes avec de superbes paysages jusqu’au petit village de Saint Martin d’Ardèche nous font oublier les quelques courbatures et autres désagréments (il fait chaud sous le casque).

Vers 12h30 nous profitons de nous faire un petit resto sur une terrasse à l’ombre. Nous prenons notre temps. Nous arrivons dans le département de Gard. Les villages typiques se succèdent, Salazac, La Roque sur Cèze, Cavillargues puis Uzès où nous pointons pour l’avant-dernière fois. Nous nous arrêtons au Pont du Gard pour une séance photo et surprise, je rencontre une ancienne collègue de travail qui est guide touristique… le monde est petit !! Nous mangeons quelques fruits puis nous terminons notre étape avec un vent dans le dos qui nous fait du bien vers Beaucaire sous une petite pluie fine vers la fin. Aucun restaurant dans le coin à part un Mac DO qui fera très bien l’affaire.

Mardi 14 juin

Dernière étape de notre virée ! Réveil à 8h, départ vers 9h après un petit-déjeuner dans une boulangerie. Un vent dans le dos ou presque, va nous accompagner toute la journée. Il nous reste 110 km et environ 800 m de dénivelé. Le début est un peu monotone, de longues lignes droites dans des champs d’oliviers puis nous attaquons la montée vers le village des Baux de Provence, dernière difficulté mais cela valait bien le détour. Après une séance photo nous descendons en direction d’Eyguières, le Lançon de Provence.

Arrivés à un carrefour nous apercevons de la fumée au loin et par la force des choses nous passons tout près, nous assistons à un balai de canadairs qui font des allers-retours, le spectacle est impressionnant… Les arbres prennent feu les uns derrière les autres ! Nous ne nous attardons pas, trop de peur qu’ils ferment la route. Nous arrivons par le nord de Marseille vers 14h30. Nous mettons plus de ¾ heures à trouver la gare.

Didier, rejoint par son épouse, reste quelques jours sur Marseille. Moi, je prends le TGV, pas le bon, parce que le mien est annulé à cause des grèves… et l’autre avec 1h30 de retard à cause de l’incendie !

Cette flèche est pour moi la plus belle (pour l’instant). Des paysages magnifiques qui sont différents tous les jours et des routes de bonne qualité. Nous avons terminé dans une forme correcte physiquement même si Didier doit se racheter un nouvel arrière-trainJ. Cela aura été un bon entrainement pour nous 2 en perspective de la cyclo sportive  la « Marmotte » dans les Alpes (174 km et 5100 m de dénivelés) dans un peu plus de 15 jours.