Vélo Club Val d'Europe Velo club val d'Europe
Text Size

Lille - Strasbourg

LILLE STRASBOURG

8 au 11 Septembre 2016

8 Septembre: Lille-Revin 

9h20 > 19h20 / 185 km / 22,6km/h/ Vmax : 62km/h / 8h13 de vélo / temp : 27>33deg

Départ 9h20 pour 185b. La sortie de Lille s’effectue sans trop de souci, alors que je redoutais un peu cette mega-agglomeration. Le vent est plutôt favorable, la route est plate, tout se passe bien pendant 50km. La moyenne max est 24,2 à ce moment! Ensuite, les bosses commencent et ne s’arrêteront plus jusque Rocroi ! Le vent devient tournant .. et chaud ! Mon compteur enregistre un max a 33deg mais la plupart du temps, il est entre 31 et 32° ! Pas grand-chose à voir (Bouvines à la sortie de Lille, Pont sur Sambre pour sa centrale, Maroilles pour son fromage puis Rocroi et Revin). Déjeuner « sur le pouce à Bavay, dans un bar qui va bientôt fermer (la patronne m’a servi son dernier Perrier!) Contrôle rapide à Trelon, pause à Rocroi pour pointage, discussion avec des piliers de bar habitant Revin qui me confirment une descente de 15km pour finir (62km/h, cool). Hôtel à Revin, le « Malgré tout ». En fait, je dors à l'annexe en bas du mont "Malgré tout", l’hôtel et le restaurant étant en haut d’une bosse de 4 km + 4 km de plat au milieu des bois ! Ils sont venus me chercher et me ramener en voiture. TB mangé, bonne ambiance, discuté avec des « cavaliers » qui faisaient une rando de 200km en 1 semaine.

9 Septembre : Revin-Champneuville près de Verdun

7h20 > 18h 20 / 163 km / 21km/h / V Max 69km/h

Dès le départ, le compteur ne marche pas. Je le fais repartir après déjeuner à « La flèche ». Ce n’était encore une fois qu’un problème d’ « informatique ».

A la sortie de Revin, brume et brouillard légers. Ayant entendu parler de voie verte la veille au restaurant, je reste attentif car le dois remonter la vallée de la Meuse sur plus de 30km. Je la découvre dès la sortie de Revin, la prends et ce fut superbe ! Je vous mets 3 photos.

                              

J’ai fait « la course » avec des hérons au-dessus de la Meuse, le soleil jouait avec les maisons et les arbres. Dommage de ne pas avoir eu le temps et surtout un reflex!  Fin de la voie verte aux « Hautes rivières » petit village ardennais, contrôle dans une boulangerie qui connaissait les relais de France. Première grosse bosse (2km) à la sortie du village, puis des bosses jusque Charleville. Fin de la première étape (239km), début de la deuxième. La (jolie) serveuse a un peu de mal à comprendre, mais signe ! Déjà 56km de fait. Boisson, un peu de sucré salé, changement de cartes et je repars. Il est encore trop tôt pour déjeuner. Il reste donc la deuxième étape, la plus longue (388 km au total)! Au départ, pas trop de difficultés excepté cette satanée chaleur, même si en ce 2eme jour, il ne fait « que » 31°, 33° exceptionnellement. Tous les villages traversés sont déserts, rien, nada, même pas une boulangerie. Heureusement à « Le Chesne », petit restaurant où j’arrive vers 13h. Terrine de poisson et brandade que je ne finis pas! Départ dans un cagna infernal après 1h15. Tout le monde me regarde, no comment ! Je réussis donc à redémarrer mon compteur. Ça fait un peu de bien au moral. Je continue ma progression au fur des bosses. Pointage en 5 mn à Grandpré. Les 20km qui précèdent le village de Montfaucon sont épouvantables (10-11% avec un vélo à 20kg et une temp. de 31°C). Stop à Montfaucon pour un Perrier avant de repartir pour le dernier bout. La chambre d’hôtes étant un peu hors circuit, je le modifie un peu pour y arriver plus vite. Je suis accueilli par un couple 80 et 78 ans, bon pied bon œil, anciens agriculteurs laitiers. Ils m’avaient prévenu, seuls les cyclistes peuvent manger. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, c’est toujours bon enfant et sympa. Diner dans la cuisine « comme chez eux » ! J’arrive fatigué bien sûr (demandez à Thierry le timbre de ma voix) Je me sens enroué. Ils sont impressionnés par la distance et la fatigue. Je les préviens que je mangerai peu. Je prends une douche, ils me réveillent quand ils sont près. Je mange effectivement peu et je ne dors pas très bien. Au matin, je me force à manger car je sais que la journée va être encore longue et dure.

10 Septembre : Champneuville – Chateaux-Salins

7h40 > 18h 30 / Vélo 7h21 / Vmax : 69 km/h / 151 km / 20,5km/h : 12 > 33°C

Je suis près de l’ossuaire de Douaumont que je rejoints en env. 40mn et 11,3 km. (Bosse de 3km pour y accéder)  Celui-ci est encore fermé et je ne peux que rester à l’extérieur. Ceci dit, au lever de soleil, ça reste majestueux. Trous de bombes, indications de villages détruits dont Douaumont, mémoriaux en tout genre. Et de toute façon, avec la temp. régnante, pas trop envie de m’attarder.  Je suis donc très content d’y être passé. A partir de là, les bosses s'enchaînent. Je me traine tellement que 2 fois, je vérifie que mon vélo est en bonne santé au niveau des roues. Il me faudra encre 30 bonnes minutes avant de me retrouver « bien ». La matinée s’écoule lentement et péniblement. Le parcours fait un grand détour pour rejoindre St Mihiel que je rejoints à l’heure du déjeuner. La raison est simple. En repartant les parcours sont superbes…les bosses aussi! (passage à Montsec). Je trouve un restaurant dont les clients me regardent entrer .. avec une certaine crainte.. Je ne dois pas être très reluisant! Je tente de manger une terrine et une escalope de dinde, dur, dur pour la dinde ! Les gens sont impressionnés et posent des questions. Un client me conseille de passer par Apremont, plutôt que Montsec pour rejoindre Mousson, un peu plus long, moins joli mais plus plat. C'est évidemment la seule chose qui m'intéresse! 2 arrêts en 40 km dont un sur les marches d'une église! Quel plaisir de sentir le froid sous soi. Badoit à pont à mousson, discute avec un couple d'allemands qui remontaient la vallée de la Moselle. Sympa. Traversant le pont de la Moselle, violente envie de vomir. Normalement, c'est après 200b et là, je ne suis qu’à 110, ce n’est donc juste pas possible! Et bien si! Je vous passe les détails, mais en quelques sec. j'ai gagné presque 1 kg! Pratique, mais je ne conseille pas trop, ça vide! Je repars sachant  qu'il ne me reste « que » 45 km. Là encore, ça sera long. Des montées à 2 % pendant des bornes au milieu de champs nus et qui renvoient le soleil, le tout à 33°C! Château-Salins recule au fur et à mesure que j’avance! Mais à la fin, je triomphe, j’y suis enfin! Un peu de bon sens (Rue de Strasbourg) me font trouver le gîte rapidement. Belle maison, chambre indépendante. Je ne verrai pas le monsieur, agriculteur, je ne verrai que la dame. J'annonce le départ du lendemain à 6h, accepté sans discussion. Par contre pour le repas du soir, pas le choix, le premier resto est à 600m. Repris le vélo avec difficulté. Très bien mangé, bien que pas tout fini, bien entendu. Nuit encore agitée.

11 Septembre: Château-Salins – Strasbourg

6h20 > 14h 00 / Vélo XX  / Vmax : 61 km/h / 130 km / 21km/h : 11 > 33°C


Lever à 5h15, un peu discuté avec la dame, départ à 6h20. La campagne s’éveille, la brume et le soleil sont là, c'est magnifique! Pas bcp de temps pour s'arrêter, le TGV de 16h ne m'attendra pas!  Les 50 premiers km sont avalés d'une traite, malgré des bosses dès la sortie de Château-Salins. A Sarrebourg, arrêt rapide boulange pour chocolat chaud, croissant-que je ne pourrais pas manger- et une glace. Je repars aussitôt vers Lutzelbourg, dernier contrôle. A la sortie, seule erreur de parcours, direction Hommarting, pas de fléchage,  2km de plus. Je croise aussi un convoi de superbes MG (TF, A,B) . Quel joli bruit quand elles me croisent ! Encore quelques bosses et km et j’arrive à Lutzelbourg. Après avoir pointé dans une boulange,  je dois choisir entre chemin direct et bosses ou chemin de halage plus long. Je fais le choix du chemin pour avoir la paix et le silence au milieu de cette fournaise. Il me reste du temps, ça doit le faire.  Les 10 premiers km ne sont que du bonheur. Verdure, fraîcheur, ombre, bateaux de plaisance. Puis arrive Saverne. Un peu de confusion, lié à une absence de fléchage en ville.  Et ça recommence ! Cagna, soleil.  Là, je sais que j'en prends jusque Strasbourg. Encore 30 km. Que c'est long! Changement de rives, plein soleil, un peu d’ombre. Je rejoints un cyclo en rando du dimanche, il est encore plus mort que moi, ça fait du bien! Enfin, le panneau Strasbourg est vu! Il est un peu moins de 14h, 2 h d'avance. Direction la cathédrale au milieu des petites rues pittoresques, un énorme sorbet aux fruits à la terrasse d'un café (même pas fini), la gare, la housse, le retour. Une heure de retard à MLV à cause d'une alerte à la bombe. Dans le train, même pas soif ni faim, ni sommeil!  

20h à la maison. 2 verres de lait, 1/3 de bol de soupe et au lit ! Fin de la rando!

Conclusion : Malgré le peu de km effectué journaliers, relais très durs.. ; à cause de la chaleur! Pour pouvoir vraiment en profiter, il fallait une ½ journée supplémentaire… et surtout 10°C de moins !

Encore quelques chiffres:

  • 630 km réels / 5600m dénivelée théorique
  • Poids du vélo au départ en ordre de marche: 20kg
  • 7 kg de perdu en 4 jours, seulement 2 repris le lendemain et 3 le mardi. Je tiens le bon bout ! Bon, je sais, je partais de haut, diront les grincheux !
  • Les crampes > le 1er jour et ensuite, Nada!

Claude