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Paris Nantes 25&26 Mai 2017

PARIS NANTES

25 & 26 MAI 2017

450KM

Laurent MERCIER & Claude ENZER

  1. St Remy les Chevreuse > Malicorne sur Sarthe

25 mai 17, 250 km, 25,6 km/h

Départ à 5h15 de Val d’Europe par le premier RER quasi désert, jour de l’Ascension. Chgt à Chatelet, direction St Remy. Arrivée sur place à 7h00.

Départ immédiat car nous avons 250km à faire, et en partant à 7h00, ce n’est pas évident

La température est parfaite, (14°C) nous sommes dans la vallée de Chevreuse, au milieu de la nature travaillée par l’homme. Au lever du jour, c’est tout simplement magnifique!

Premier contrôle au bout de ..7 km à Dampierre en Yvelines. Boulangerie, une viennoiserie pour la route et 5mn plus tard nous repartons. Qq châteaux plus loin, nous quittons la vallée et nous retrouvons sur la route de Chartres. Nous y arrivons par un superbe piste cyclable où nous rencontrons piétons, sportifs, VTTites et autres patineurs. Il est env. 10h30. Qq propos avec des coureurs qui me demandent si je prépare Paris Brest.. hé, hé, si ils savaient !!

Le vent prévu de dos par Météo France est conforme aux prévisions et nous avons roulé à une superbe moyenne! Par contre, la température commence à monter et ça, c’est (nettement) moins bien!

En repartant de Chartres, il y a 4 ans, ayant eu des difficultés pour sortir de cette belle ville, je décide d’utiliser mon GPS de mon tel. Erreur! Celui-ci est programmé « voiture et au plus court, comme tout le monde » et, si nous sortons très (trop) vite de la ville,  nous nous retrouvons sur des voies rapides. Obligés de les contourner et même si le GPS nous remet sur la bonne route, ce n’est pas encore une réussite! Ensuite, toujours une allure rapide jusque Thiron Gardais où nous décidons qu’une pause est nécessaire! Sandwiches à la viande des grisons, boissons fraiches et nous repartons jusque Authon au Perche où … tout, je dis bien, tout est fermé ! Nada, rien, obligé de faire une photo pour assurer le contrôle ! Il est env. 13h !! La France profonde un jour férié, ce n’est pas triste ! Et ce n’est rien, ce fût comme cela tout l’après midi! Heureusement, nous avions de quoi survivre ! Quand à l’eau dans les bidons, n’étant pas comme Laurent, (un vrai chameau) j’ai fait appel à l’habitant (e) à plusieurs reprises. A raison d’un bidon tous les 30km et surtout pas le droit de rester sans eau sous peine de danger. La température frôle maintenant les 34°C. Des souvenirs du Paris Brest reviennent, Montmirail par exemple. Nous sommes dans un paysage de bocages, beaucoup de vaches (à l’ombre), peu de monde, nos routes sont étroites, peu fréquentées, nous sommes en France profonde. Notre vitesse diminue au fur et à mesure que la temp. monte (cherchez l’erreur !) et nous stabilisons à 24-25, toujours avec le vent dans le dos. Pour ce qui me concerne, je trouve que le compteur ne tourne pas bien vite, même si les paysages sont jolis.. Mais la pression d’arriver à Malicorne pas trop tard reste forte. Les bosses se montent tranquillement mais sans mollir. Point positif; En haut des bosses, Laurent est 50-60m devant, il calque sa vitesse sur la mienne, ce qui me permet de revenir sur lui facilement et de continuer à rouler « ensemble ». Le moral reste intact! A aucun moment pendant ces 2 jours, nous n’aurons été  à plus de 100m l’un de l’autre. Croyez moi, dans la fournaise, c’est plus qu’agréable! Ca change des 500m à 2km que certains du club appliquent !

Les villages, toujours aussi déserts sont traversés sans s’arrêter, mais toujours avec un coup d’œil vers l’église, la mairie, la maison de maître ou le château qui attirent notre regard. Mais comme toujours, pas trop le temps de s’arrêter, kilométrage important journalier ayant force de loi. Nous sommes vigilants sur notre itinéraire, chaque km supplémentaire étant dur pour le moral. Des arrêts fréquents pour vérifier, aucune erreur au tableau.

L’asphalte nous renvoie la chaleur accumulée, par endroit il est même fondu, les roues renvoient un son que nous connaissons bien!

En se rapprochant de Malicorne, nous avons évidemment droit aux erreurs de kilométrage des panneaux. Malicorne 8km, puis 5 km plus loin, Malicorne 10km, etc. Bref le moral, dur, dur !! On a beau être habitués, on a un peu de mal à s’y faire !

Enfin à 19h pile, la pancarte Malicorne est franchie. Une mousse à la terrasse de l’hôtel, une douche, un repas du jour (entrée, plat, fromage dessert et une bouteille de cidre pour 12,5 € chacun!) et à 20h45, dodo après avoir négocié un petit déjeuner « à l’arrache ». La nuit fut plus que bruyante, tradition de Malicorne oblige. On avait l’impression qu’ils installaient de nuit et dans le noir un genre de chapiteau pour un spectacle. Le lendemain matin, il n’y avait rien. Il y a 4 ans, c’était des motos qui avait tourné en rond sur la place pendant 30mn, juste pour emm.. Les gens !

  1. Malicorne sur Sarthe > Nantes

26 mai 17, 160 km, 23,3 km/h

Petit déj à 6h30, départ à 7h00 comme prévu. La peau du ventre bien tendue, nous attaquons dès la sortie de Malicorne une première bosse. Temp 16°C, tout baigne, les bocages, les champs et les vaches sont toujours là! Le vent dans le dos est là, même s’il n’est pas très fort.

Plus de bosses que la veille, mais elles ne sont ni très longues, ni très dures. Il suffit de les monter sans trop forcer et tout se passe bien. Je suis la montée de la température et celle-ci à ma grande surprise s’arrête à 30°C vers 11h ; On se dit que ça va être dur, mais sans plus ! Déjeuner à Méjean sur Loire (ce fleuve sauvage que nous voyons pour la première fois) Il ne nous reste plus que 66 km, le train est à 18h20, nous avons donc le temps pour un repas gastronomique, pas une pizzeria ou un kebab! 1h30 pour savourer entrée, plat, dessert , cuisiné avec amour pour, à la fois le plaisir des yeux et de nos papilles! Puis, quand nous sortons du resto, la claque. La temp est de 35°C et dès le départ, ne fait que monter! Nous commençons un jeu avec Laurent et il perd toujours! Quand je lui demande la temp, il est toujours en dessous. Il a enfin gagné à 41°C !!! Un rien nous amuse !

Nous commençons par une longue ligne droite de 10km, quasiment réservé aux vélos. Nous y voyons des familles avec enfants, nu-tête en plein soleil, bref des gens qui n’ont pas compris grand-chose aux dangers de la chaleur !

Les villages traversés passés maîtres dans l’art du muscadet nous font des clins d’œil quand nous les traversons. Nous cherchons les sentiers du bord de Loire que nous finissons par trouver à Bouzillé (ne rigolons pas!) De là, un sentier de toute beauté nous emmène à travers bocages, bois et pâturages jusque Drain ou le sentier « se perd ». De là, nous devons monter à Champtoceaux, longue bosse à 6-7%, charmant petit village à 60m au dessus de la Loire d’où le panorama est superbe. Nous sommes dans les temps, un petit breuvage, une visite au panorama et nous repartons. Le temps passe vite, mais le nombre de km reste raisonnable, il nous faut juste maintenant bien gérer avant le départ du train. Nous rejoignons un peu plus loin les bords de la Loire, prenons le même sentier qu’il y a 4 ans, mais là..il fait 41°C. Ce sentier monte, descend, comporte des secteurs pavés, des virages, bref il est dangereux, compte tenu de la chaleur! Apres un dernier arrêt de 10mn (nous avons du mal à respirer) et une diminution de notre vitesse moyenne, nous revenons sur la route, puis un piste cyclable plate et correcte nous emmène au centre de Nantes. Nous trouvons la gare, toujours au milieu des travaux, une dernière mousse avant le départ et nous voilà dans le TER direction Orléans. Arrêt du train en pleine voie pendant 20mn (vous imaginez la temp dans le train (wagon Corail)) et donc on loupe notre correspondance à St Pierre des Corps! Mais, sauvés par le gong, notre TGV, le dernier de la soirée a lui, 1h15 de retard! Sinon, c’était une nuit à Tours! Bref, fin de l’aventure à 23h15 après un dernier petit effort entre la gare de Chessy et  Coupvray.. (En vélo, hein Nicolas!).

Conclusion

A priori, une flèche sans difficulté… mais avec la chaleur !!!!

Le résultat est une perte de poids pour ce qui me concerne de 6,3kg. Ayant bu beaucoup, pas l’impression d’être trop déshydraté !

Je n’ai repris que 2 kg en 2 jours… bon signe !

Claude & Laurent