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Vélo Club Val d'Europe

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Asterix le 27 septembre 2026

27 septembre 2026 by Claude Enzer

A notre grande surprise , beaucoup de routiers au RDV et très peu de VTTistes ! Il y avait les Fou’gérent ! Peut être étaient ils presque tous partis là bas ? Nous avions Patrice et Mathieu venus par les forums pour leur 2eme sortie et Ty (je ne garantis pas l’orthographe ! ) qui nous a découvert grâce à notre site internet . Il est venu spontanément à 8h ! Bienvenue donc aux 3 nouveaux. du jour.

Départ à 8h05 comme dab . Nous étions 15 dans le G2, le G1 étant parti peu avant ! Un bien beau groupe ! L’allure est rapide, trop rapide à mon goût ! Cela fait plusieurs sorties que le G2 me parait déchainé par rapport à avant ! J’espère que le froid de l’hiver va le calmer, lol !! Jean Francois en mal de km nous quitte assez rapidement ce qui était prévu au départ . A Moussy, nouvelle séparation : 4 G2 partent vers Plailly et la ferme de Chantemerle avant de revenir sur le parcours. Pour nous , on suit scrupuleusement le circuit du jour ! Patrice et Mathieu suivent sans souci, Ty faiblit un peu vers la fin et crampe à Villenoy ! Il était déjà hors de  sa zone de confort depuis un bon moment, donc bravo à lui . Les bosses du retour ont été dures pour lui. Dominique et moi l’avons ramené jusque Coupvray puis il est parti seul vers Chessy. Les 4 de Plailly sont rentrés sans souci, ainsi que le tandem, Gilles et Anna, partis à 9h00 et qui ont effectué 83 km !

Classé sous :Récits sorties club - Route

Le 600 BRM Arsène Lupin du 29 et 30 aout 2027 en vélo et en tandem

22 septembre 2026 by Claude Enzer

Texte écrit par Christelle

Il y a quelques mois, nous avions décidé de nous lancer dans le BRM 600 Arsène Lupin.

Au départ, nous devions être cinq : Pascal, Dominique, Vincent, David et moi. Mais Pascal a malheureusement eu un accident à vélo et n’a donc pas pu participer.
Nous nous sommes donc retrouvés à quatre : Vincent et David en vélo solo, et Dominique et moi sur le tandem.

Une semaine avant le départ, Vincent nous avait prévenus qu’il avait mal au genou et qu’il n’était pas certain de pouvoir aller jusqu’au bout. Il allait quand même prendre le départ et, si la douleur devenait trop importante, il s’arrêterait.

De notre côté, deux semaines auparavant, Dominique et moi avions tenté un 400 kilomètres en tandem sans réussir à aller au bout. Nous avions donc vraiment envie de relever ce nouveau défi, mais avec forcément une petite appréhension.

Le vendredi soir, nous sommes partis rejoindre Vincent au gîte à Clichy. Nous avons mangé, puis nous sommes allés dormir pour essayer de récupérer un peu avant le départ.
Le lendemain matin, réveil à 3 heures !
Nous nous préparons, prenons notre petit-déjeuner et, à 4 h 10, nous sommes prêts à partir.

Le gymnase porte de Clichy à  Paris où a lieu le départ n’est pas très loin et plus nous approchons, plus nous voyons des vélos partout. Il y a des cyclistes de tous les côtés. L’ambiance commence déjà à monter.
Une fois au gymnase, David nous rejoint.
Nous récupérons nos cartons et nous nous plaçons sur la ligne de départ.

À 5 heures, c’est parti !

Au départ, nous sommes dans l’euphorie. L’adrénaline, la bonne humeur et l’excitation prennent le dessus sur les doutes. Je suis avec Dominique, Vincent et David, qui sont tous les trois de bonne humeur, et je suis tellement heureuse que j’en oublie presque que nous sommes partis pour faire 600 kilomètres !

Nous traversons d’abord Paris, puis petit à petit les immeubles et la circulation laissent place à la campagne.
La nuit est particulière. Il y a beaucoup moins de bruit et les nombreux vélos forment devant nous une longue ligne lumineuse qui serpente dans les montées et les descentes.

David a préparé un site qui nous permet de suivre le parcours et de savoir où nous en sommes, notamment si nous sommes en avance ou en retard. Vincent et David roulent devant pour maintenir un rythme soutenu et régulier. Quand nous nous faisons distancer, David revient parfois nous chercher pour nous ramener jusqu’à Vincent.
Petit à petit, le jour se lève. La lumière apparaît, les champs et la brume se dévoilent et les paysages deviennent magnifiques.
Nous arrivons à Vernon, notre premier contrôle, au kilomètre 80, vers 8 h 30.
Nous sommes toujours en forme et nous avançons bien.
Les 80 premiers kilomètres ont été assez vallonnés, avec beaucoup de dénivelé, mais nous avons réussi à garder une allure régulière.

Entre Vernon et Rouen, le parcours reste vallonné, même si les difficultés sont un peu moins importantes. Nous traversons de petits villages et profitons de paysages très agréables.
Aux Andelys, il y a même de la musique dans les lampadaires, ce qui nous surprend. Juste avant, nous apercevons également le Chateau-Gaillard.

Et surtout, avec nos casques, nous ne passons pas inaperçus !
Moi, j’ai mon casque de licorne, Dominique son casque de poisson et Vincent son casque de grenouille. Les autres cyclistes nous font régulièrement des remarques, rigolent avec nous, nous encouragent et certains ralentissent même pour venir discuter quelques instants. Cela met une super ambiance sur le parcours et nous fait beaucoup rire.

Nous arrivons à Rouen vers midi, au kilomètre 150. Nous entendons les cloches de l’église.
Pour manger, Vincent nous propose d’éviter les boulangeries qui sont pleines de cyclistes et nous emmène dans un petit restaurant de ramens. Nous mangeons tranquillement avant de repartir.

Pour Dominique et moi, qui sommes plutôt habitués à une cadence de balade, le rythme soutenu de Vincent et David est un peu différent. Mais finalement, cette cadence régulière nous convient bien.
Après Rouen, nous prenons la direction de Jumièges, au kilomètre 180.
Nous retrouvons une partie beaucoup plus plate, le long de la Seine, et cela fait du bien après les kilomètres vallonnés du début. Cette partie restera pratiquement plate jusqu’au Havre.

À Jumièges, nous nous arrêtons dans une auberge vers 14 h 45. Après avoir validé le contrôle, Dominique se plaint de son genou et met un peu de pommade.
Une nouvelle fois, des personnes remarquent nos casques et viennent nous parler.
Nous croisons aussi des cyclistes avec leurs bananes dans leurs poches, et ça nous fait penser à Mario Kart : on a presque l’impression qu’ils vont jeter les peaux de banane derrière eux pour faire glisser les autres cyclistes !

Nous repartons ensuite vers Lillebonne, au kilomètre 215.
À 17 heures, nous nous arrêtons rapidement dans un supermarché pour acheter des bananes et des boissons.
Puis direction Le Havre, au kilomètre 260.
Nous arrivons vers 19 h 30. Il faut absolument manger quelque chose de consistant avant d’attaquer la nuit. Nous nous arrêtons donc au Burger King, où nous retrouvons Laurent, un cycliste du club qui organise le BRM et qui fait lui aussi son premier 600.

Après le repas, nous repartons vers 20 h 30.
Nous sommes près de la mer et nous continuons notre route au moment du coucher du soleil. Dominique, Vincent et David me décrivent les paysages avec beaucoup d’enthousiasme. Même si je ne peux pas les voir, leurs descriptions me permettent de m’imaginer ce qu’ils ont devant les yeux.

Puis la nuit tombe.
C’est la première nuit à vélo pour David et il l’apprécie beaucoup.
Nous continuons vers Étretat.
À Étretat, nous voulons absolument prendre une photo avec la fameuse « Aiguille creuse ».
Il y a énormément de monde et une dame vient encore nous poser des questions en voyant nos casques.
Mais Vincent est notre maître du temps ! Il sait qu’il ne faut pas perdre trop de temps si nous voulons pouvoir dormir.
Nous prenons donc rapidement notre photo, mettons de la crème pour soulager nos douleurs après toutes ces heures sur la selle, puis nous repartons.

La fatigue commence doucement à se faire sentir.
Quelques cyclistes nous rejoignent et roulent un moment avec nous. Puis, au fil des kilomètres, chacun s’arrête pour dormir.
Sur le bord de la route, nous apercevons même des cyclistes endormis.
Dans une côte, Vincent ressent une grosse fatigue et nous devons nous arrêter. David lui prépare alors une boisson à base de caféine qui lui permettra de repartir et d’arriver jusqu’au gîte.
Nous continuons notre route jusqu’à Saint-Valéry.

Il est 1 h 30 lorsque nous arrivons au kilomètre 360.
Et là, quel bonheur !
Papa Claude nous attend dehors.
Nous sommes tellement contents de le voir ! Nous savons qu’à partir de ce moment-là, nous allons enfin pouvoir dormir.
Claude a préparé nos affaires, organisé les chambres et m’explique comment rejoindre les toilettes et ma chambre.
Et surtout, il a préparé une soupe.
Franchement, son accueil nous fait énormément de bien.
Nous sommes épuisés, mais heureux d’être arrivés jusque-là.
Nous nous endormons rapidement.
Le réveil sonne à 5 heures.
La nuit a été très courte, à peine trois heures de sommeil. Pour moi, le réveil est vraiment compliqué. Je suis complètement naze et je me demande comment je vais réussir à repartir.

En bas, Papa Claude est déjà debout et prépare le petit-déjeuner. Petit à petit, tout le monde se réveille, rassemble ses affaires et descend. On prend tous notre petit-déjeuner, puis chacun prépare son vélo.
Et finalement, nous voilà tous prêts à partir.

Départ prévu à 6 heures… mais nous partons à 6 h 12. Douze minutes de retard, ça peut paraître dérisoire, mais à vélo, sur un 600 kilomètres, douze minutes, c’est énorme !
Nous prenons donc la route direction notre premier contrôle de la journée : Dieppe, au kilomètre 386.

Dominique appréhende un peu son genou. Il a peur d’avoir mal et ne veut pas trop forcer. Mais il faut avancer, alors nous continuons notre route.
Nous arrivons à Dieppe vers 8 heures. Nous nous arrêtons juste le temps de prendre une photo devant le panneau de la ville. Nous cherchons ensuite une boulangerie pour manger quelque chose, mais Vincent nous rappelle que nous avons déjà du retard.
Pas le temps de s’arrêter.
Il faut continuer et avancer vers le prochain contrôle.
Papa Claude nous laisse donc à Dieppe et nous repartons.
Notre prochain contrôle est Yerville, au kilomètre 428.
Et là… franchement, les kilomètres commencent à me paraître interminables.

C’est vraiment à ce moment-là que je commence à me poser énormément de questions. J’ai mal aux genoux, mal aux fesses, je suis fatiguée et, surtout, le moral commence à partir complètement en vrille.

Dans ma tête, je me demande :
« Mais qu’est-ce que je fais là ? Quelle excuse est-ce que je pourrais bien trouver pour arrêter ? Parce que là, je n’en peux plus ! »

Tout me paraît tellement long.

À certains moments, des cyclistes viennent rouler un peu avec nous. Il y en a notamment un qui nous avait déjà rejoints la veille. Ça nous permet de discuter un peu et de penser à autre chose.
Puis un autre cycliste vient vers nous et nous demande, assez naturellement :

« Vous ne changez pas de poste, des fois ? »
Dominique me regarde et me dit :
« Bon, Christelle, je te laisse répondre ! »

Alors nous lui expliquons que je suis non-voyante et que, forcément, changer de poste sur le tandem n’est pas vraiment possible.

Il est un peu gêné au début, puis finalement il commence à poser des questions et nous continuons notre chemin vers Yerville.

Mais plus nous avançons, plus Yerville me paraît loin.
Et lorsque nous arrivons enfin, je craque.
Je fonds en larmes.

Je dis à Dominique que je ne comprends vraiment pas ce que je fais là, que je n’en peux plus et que je suis complètement au bout.

Vincent me voit. Il vient immédiatement vers moi et, avec Dominique, ils commencent à me réconforter.
Puis David arrive à son tour.

Tous les trois me parlent, me rassurent et me disent qu’eux aussi, à certains moments, ils sont fatigués et qu’ils connaissent ces moments où l’on doute.

Alors je me dis que je n’ai pas le droit de lâcher.

Je dois continuer.

Grâce à leurs petits mots, à leur gentillesse et à leur bienveillance, je retrouve petit à petit un peu de motivation.

Nous décidons ensuite d’aller faire quelques courses pour manger le midi, parce qu’après, nous n’aurons plus vraiment l’occasion de nous arrêter pour acheter à manger.
Nous trouvons une petite supérette et nous achetons des Kiri, du pain, du jambon et des bonbons, et nous nous faisons un petit pique-nique.
Ce sera finalement notre dernier gros arrêt avant Paris.

Et là, je suis tellement chouchoutée par tout le monde.
Ils prennent soin de moi, m’encouragent, me parlent et me redonnent confiance.

C’est vraiment à ce moment-là que je me rends compte que, grâce à des personnes bienveillantes, on peut réussir à toucher les étoiles, même quand, soi-même, on n’y croit plus.

Ce passage a été extrêmement difficile pour moi, mais aussi extrêmement touchant.

Je ne remercierai jamais assez Vincent, David et Dominique de ne pas m’avoir laissée baisser les bras.
Pendant notre pause, les deux cyclistes qui roulaient avec nous décident de repartir avant nous. Ils savent que, s’ils restent, ils risquent de ne pas arriver à temps.
Nous les laissons donc partir.

Et nous, les troupes remotivées, nous repartons à notre tour.
À partir de là, nous maintenons une cadence vraiment soutenue. Nous avançons super bien.

Vincent continue de me motiver :

« Allez, regarde, il nous reste plus que ça. On va y arriver ! »

David, lui, prend régulièrement de nos nouvelles :

« Ça va, les jeunes ? »

Toujours un petit mot sympa, toujours de la bonne humeur, toujours de la bienveillance.

Et bien sûr, Dominique est là, constamment à m’encourager.
« Allez Christelle, on y va ! Allez, on y arrive ! »

Nous partons maintenant vers notre dernier contrôle avant Paris : Gisors, au kilomètre 520.

À Gisors, il y a une petite supérette. Cette fois, ce sont Vincent et David qui vont faire les courses.

Moi, j’ai très mal aux jambes et surtout très mal aux genoux.
Dominique, lui, commence également à avoir vraiment mal aux fesses. Après autant d’heures sur la selle, il se rend compte que ça devient compliqué.
À ce moment-là, je n’aurais jamais imaginé à quel point il avait réellement mal. Ce n’est qu’une fois arrivés à Paris qu’il me dira à quel point ses fesses étaient irritées et douloureuses.

À Gisors, nous nous arrêtons donc vraiment un petit moment.
Tout le monde met de la pommade.
Vincent prend également quelque chose pour son genou, histoire de pouvoir bien terminer.

Et puis nous repartons.

Cette fois, direction Paris.
La dernière ligne droite.

Quand on sait qu’il ne reste plus que quelques kilomètres, c’est incroyable comme on arrive à retrouver de l’énergie ! On appuie, on ne lâche rien et on continue, toujours dans la bonne humeur.
J’adore regarder Vincent et David. Ils sont toujours dans leurs délires. On dirait vraiment des amis d’enfance, ou deux ados qui discutent et rigolent sans arrêt.
Ils parlent, plaisantent, mettent l’ambiance.

Dominique rigole lui aussi et reste dans la bonne humeur.
On sait qu’on y est presque.

Plus on approche de Paris, plus on est heureux.

Et puis nous retrouvons l’un des cyclistes qui était parti avant nous. Nous décidons de l’emmener avec nous jusqu’à Paris, parce que le pauvre, sinon, il n’aurait peut-être pas réussi à arriver à temps.
Vincent maintient une bonne cadence pour nous emmener jusqu’au bout.
David continue à mettre l’ambiance et prend toujours des photos.

Et puis, à environ vingt kilomètres de l’arrivée, il nous reste encore trois bonnes côtes.
La première est très, très longue.
La deuxième est un peu moins longue, mais beaucoup plus pointue.
Et la troisième passe un peu mieux.

Après ça, nous entrons vraiment dans Paris.

Et là, changement d’ambiance : les feux rouges, les voitures, les vélos, les croisements…

Il faut s’arrêter, repartir, faire attention à tout.

Et Dominique, lui, est complètement déchaîné !

Il veut arriver.

Il accélère, il pousse, il avance à fond.

À un moment, Vincent est même obligé de le calmer :
« Doucement, Dominique, parce que sinon Christelle ne va pas réussir à suivre ! »

Dominique en a vraiment marre. Il me dit qu’il veut arriver, qu’il en a marre et qu’il veut maintenant aller jusqu’au bout.
Et finalement…

Nous arrivons.
Et là, c’est une joie immense.

Une joie indescriptible.

Je suis tellement heureuse.

Nous l’avons fait.

Nous n’avons rien lâché.

Deux semaines auparavant, nous avions échoué sur notre 400 kilomètres. Et là, malgré les doutes, la fatigue, les douleurs et les moments où j’ai vraiment cru que je n’y arriverais jamais…

Nous avons fait 600 kilomètres en tandem.

J’ai réussi.

Nous avons réussi.

Cette sensation est vraiment inexplicable.

Je suis tellement fière d’avoir été jusqu’au bout et de ne pas avoir abandonné.

Et surtout, je veux remercier ceux qui m’ont permis d’y arriver.

Merci à Vincent.

Il nous a apporté toute son expérience des longues distances. Il nous a appris à gérer les arrêts, parce qu’un arrêt par-ci, un arrêt par-là, on ne s’en rend pas forcément compte, mais le temps passe extrêmement vite.

Il nous a toujours encouragés, toujours avec bienveillance, gentillesse et bonne humeur.

Merci à David également.

Toujours là pour nous motiver, toujours avec le sourire et toujours prêt à prendre des nouvelles de tout le monde.

Et puis il y avait son application, son fameux site, qui nous a énormément aidés.

C’était vraiment super et ça nous a beaucoup aidés à garder le moral et à savoir où nous en étions.

Et puis merci à Papa Claude.

Merci d’avoir été là pour préparer le petit-déjeuner, de nous avoir attendus, de nous avoir rejoints et d’être venu nous voir.

L’avoir vu ça nous faisait tellement plaisir.

Ça reboostait immédiatement le moral.

Et bien sûr, un immense merci à Dominique.

Merci de m’avoir permis de vivre cette aventure.

Merci de m’avoir emmenée aussi loin.

Merci de n’avoir rien lâché.

Merci de toujours avoir su m’encourager.

Et surtout, merci d’avoir cru en moi.

Parce que sans toi, je n’aurais pas vécu cette aventure.

Alors, vraiment…

Je ne vous remercierai jamais assez.

600 kilomètres en tandem.

Une aventure faite de fatigue, de douleurs, de doutes, de larmes, de rires, de solidarité et surtout d’une énorme envie d’aller jusqu’au bout.
Et cette fois nous pouvons le dire

Nous l’avons fait !

600 km en 39h et 20mn, BRM validé qui nous donne le droit de nous inscrire au Paris-Brest-Paris 2027 un mois avant les inscriptions officielles et surtout qui nous a permis de vivre une aventure exceptionnelle et nous a beaucoup appris.

Christelle

Classé sous :Récits longues distances, Récits tandem longues distances

La grande aventure des 300 kilomètres en tandem avec Dominique

3 septembre 2026 by Claude Enzer

Il est 5 h 05 du matin. Le jour dort encore profondément, mais nous voilà déjà partis pour relever un défi un peu fou : parcourir 400 kilomètres en tandem avec Dominique !

Et Dominique n’est pas venu les mains vides : il porte fièrement son fameux casque en forme de poisson. Rien qu’en le voyant, je me dis que cette journée risque d’être quelque peu originale !

Avant le départ, Thierry est venu nous souhaiter bonne chance. Je pense qu’au fond de lui, il aurait bien aimé nous accompagner. Ça se voyait dans son regard ! Il nous avait même proposé que, s’il y avait le moindre problème, il viendrait nous chercher. À ce moment-là, nous étions loin d’imaginer qu’il allait devenir le sauveur officiel de notre aventure !

Nous prenons donc la route dans la bonne humeur. Nous chantons, nous discutons, nous rigolons et nous profitons des paysages. Les premiers kilomètres passent plutôt bien.

Au bout d’environ 5 kilomètres, nous faisons quand même un petit réglage de ma selle, histoire que mes fesses puissent survivre à la journée. Un seul réglage, mais qui allait s’avérer bien utile… enfin, autant que possible !

Nous continuons notre route, toujours avec le sourire. Quelques arrêts par-ci, par-là pour boire, manger un peu, faire une pause pipi ou prendre des photos, mais rien d’excessif.

Et puis arrive le kilomètre 50…

Là, mon énergie décide soudainement de prendre des vacances !

Je commence à avoir un énorme coup de barre. Pas le petit coup de fatigue habituel, non… un truc monumental. Je sens que ça ne va pas être simple.

Au kilomètre 90, je finis par dire à Dominique :

« Là, il faut vraiment qu’on s’arrête ! »

Et comme si le destin avait entendu ma demande, nous trouvons un petit banc avec une ombrière, en plein milieu d’un petit village bien tranquille.

Je m’allonge… et je m’endors en quelques secondes !

Quinze minutes plus tard : PIN PON !

Une sirène de pompiers traverse le village.

Voilà mon réveil !

Franchement, je crois que je n’aurais pas pu rêver mieux… ou pire ! Mais cette petite sieste express m’a fait énormément de bien.

Nous repartons donc sur le tandem. Je vais mieux, mais notre vitesse, elle, a décidé de rester dormir sur le banc.

Nous avançons, mais vraiment doucement. Très doucement.

À ce rythme-là, je pense qu’un escargot avec un petit moteur aurait pu nous doubler !

Nous continuons malgré tout dans la bonne humeur. Nous chantons, nous discutons et nous admirons les paysages. Nous prenons quelques photos et profitons de cette magnifique journée.

Mais le tandem décide lui aussi de participer aux péripéties.

Une première fois, la chaîne déraille. Nous nous arrêtons, nous remettons tout en place et nous repartons.

Puis, un peu plus loin, ce sont les freins qui commencent à frotter. Ça fait un bruit étrange et surtout, nous avons l’impression que la roue est légèrement freinée en permanence.

Et comme si ça ne suffisait pas, nous voilà avec de longs, très longs faux plats.

Vous savez, ces routes qui ont l’air plates… mais qui ne le sont absolument pas !

Nous pensions arriver à Reims vers midi, au plus tard vers 13 heures.

Finalement…

16 heures !

Autant dire que notre planning venait officiellement de rendre l’âme.

Mais malgré tout, nous sommes toujours joyeux. Pas de conflit, pas de dispute. Au contraire, nous rigolons, nous nous amusons et nous continuons notre aventure ensemble.

Nous arrivons enfin à Reims et nous faisons évidemment une photo devant la magnifique cathédrale.

Puis direction Châlons-en-Champagne.

La route devient assez monotone et la fatigue commence vraiment à se faire sentir. Je chante encore, mais mes chansons commencent peut-être à servir davantage à me maintenir éveillée qu’à divertir Dominique !

Mes fesses, elles, commencent sérieusement à protester.

Nous trouvons finalement une boulangerie vers 18 h 30. Nous nous arrêtons pour manger un petit quelque chose.

Et là, je dis à Dominique :

« Écoute, je vais dormir encore un petit peu. »

Je pose simplement ma tête sur la table…

Et me voilà repartie pour un tour !

Je m’endors en quelques secondes. Dix minutes plus tard, je me réveille et, miracle, je vais déjà beaucoup mieux.

Nous repartons et cette fois, ça avance un peu mieux.

Puis nous arrivons à Châlons-en-Champagne.

Et là…

L’orage décide de se joindre à la fête !

Évidemment, je n’ai ni surchaussures ni véritable équipement de pluie.

Dominique, lui, est mieux préparé, mais même avec une bonne préparation, quand l’orage décide de nous arroser, nous finissons quand même complètement trempés !

Il est environ 20 heures, la nuit commence à tomber, et nous faisons un petit détour par la rue du Cirque, devant la maison de la grand-mère de Marianne, la femme de Dominique.

Pour Dominique, c’est un moment plein de souvenirs. Il est tout content de retrouver cet endroit.

Nous essayons même de prendre une photo, mais comme nous sommes arrivés de nuit et sous la pluie, disons que ce n’est pas vraiment la photo du siècle !

Mais maintenant que nous connaissons le chemin, nous pourrons toujours y retourner.

Nous repartons ensuite dans la nuit.

Et là, les heures de selle commencent vraiment à peser.

Mes fesses ne sont plus simplement douloureuses…

Elles commencent à déposer une plainte officielle !

Mes genoux, eux aussi, décident de participer à la fête. La douleur apparaît, disparaît, puis revient. Bref, mes jambes commencent à me faire comprendre qu’elles ne sont pas vraiment d’accord avec mon projet de 400 kilomètres.

Nous continuons malgré tout.

Quand je vais bien, je parle énormément. Je parle, je parle, je parle…

Mais quand je ne vais pas bien, je me renferme complètement dans ma petite bulle.

Le pauvre Dominique essaye alors de me parler, de me distraire, de me dire :

« Regarde, il y a ça… Ah, il y a ça aussi… »

Il a été d’une patience et d’une gentillesse incroyables pendant toute cette aventure.

Nous continuons notre route et traversons les magnifiques vignes de Champagne et leurs nombreuses caves.

Et là, c’est un véritable festival pour mon nez !

Une fois, ça sent le raisin sucré.

Un peu plus loin, j’ai presque l’impression que ça sent le champagne.

Et à un autre moment… une tarte Tatin !

Bref, même si mes jambes souffrent, mon nez, lui, passe une excellente journée !

Avant d’arriver vers Château-Thierry, trois belles côtes nous attendent.

Et quand je dis « belles », c’est surtout parce qu’il faut bien essayer de rester positive !

Elles sont longues, elles sont dures, et mes genoux commencent sérieusement à se demander ce qu’ils ont fait pour mériter ça.

Mon CamelBak me paraît également peser une tonne.

Avant la longue ligne droite vers Château-Thierry, je finis par dire :

« Là, je n’en peux plus. »

Nous nous arrêtons sur un chemin de terre et à peine descendue du tandem, je pose mon sac, je m’allonge, la tête sur le sac, et hop, en quelques secondes, je plonge dans les bras de Morphée pour mon troisième dodo. Mon nouveau lit ? Un mix gravillons avec une touche d’herbe derrière. Pas très glamour, mais efficace… enfin jusqu’au moment où Dominique, tel un garde forestier miniature, inspecte les environs lampe en main, déterminé à empêcher la moindre araignée téméraire, mulot ou bête féroce de perturber ma sieste. Grâce à lui, j’ai pu dormir tranquille, même si ça ressemblait plus à un bivouac de survie qu’à une pause vélo !

Cette fois, je dors environ 20 minutes.

Je pense même qu’un gros caillou a décidé de s’installer sous ma jambe, parce qu’après, j’ai probablement gagné un joli bleu en souvenir !

Je me réveille parce que j’ai froid.

Il faut dire que je suis toujours trempée.

Je demande alors à Dominique :

« Tu n’es pas fatigué ? »

Et lui, tranquillement :

« Non, t’inquiète pas, moi ça va. »

Franchement, Dominique est incroyable. Il a vraiment assuré du début à la fin, avec une patience et une gentillesse extraordinaires.

Nous décidons de repartir.

Je remonte sur le tandem…

Et là…

Impossible de pédaler !

Dès que je m’assois sur la selle, j’ai l’impression d’être assise sur des lames de rasoir !

Cette fois, il faut se rendre à l’évidence.

Nous devons arrêter.

Nous appelons donc Thierry, qui nous avait proposé de venir nous chercher en cas de problème.

Nous sommes alors au kilomètre 300.

Pas 400.

Mais 300 quand même !

Thierry nous annonce qu’il lui faudra environ une heure pour venir nous chercher.

Nous voilà donc partis pour attendre.

Une heure passe.

Nous sommes dehors, il fait froid, nous sommes encore un peu mouillés, mais malgré tout…

Nous sommes toujours de bonne humeur !

Nous discutons, nous rigolons, nous repensons à toutes les péripéties de cette incroyable journée.

Et surtout, nous ne sommes pas défaitistes.

Bien sûr, nous aurions aimé faire les 400 kilomètres.

Mais ce n’était simplement pas notre jour.

Et ce n’est pas grave.

Les 400 kilomètres, ce sera pour une autre fois !

À 4 heures du matin, Thierry arrive enfin.

Et là…

Quand nous le voyons, nous avons presque l’impression de voir arriver la gloire !

Thierry, le sauveur !

Nous chargeons le tandem et nous prenons la route pour rentrer.

Et pendant cette heure de trajet, nous nous disons que nous avons vraiment bien fait d’arrêter.

Parce qu’honnêtement…

Nous n’aurions jamais réussi à terminer les 100 kilomètres restants dans ces conditions.

Une fois arrivée à la maison, tout le monde repart.

Je prends une bonne douche et là…

Je découvre une nouvelle passion dans ma vie :

mon lit !

Je n’ai jamais autant aimé un lit de toute ma vie.

Je l’avais tellement rêvé !

Je me glisse dedans et je ne sais même pas à quel moment je me suis endormie.

Au final, nous n’avons pas fait les 400 kilomètres.

Nous en avons fait 300.

Mais nous avons surtout vécu une sacrée aventure : des paysages magnifiques, des chansons, des fous rires, une chaîne qui déraille, des freins qui frottent, des faux plats interminables, des côtes, de la pluie, des siestes improvisées, une selle devenue notre pire ennemie, un pilote exceptionnel avec un casque de poisson…

Et surtout, une belle complicité entre Dominique et moi.

Alors oui, nous n’avons pas atteint les 400 kilomètres.

Mais nous n’avons pas échoué.

Nous avons simplement fait 300 kilomètres ce jour-là.

Les 400 kilomètres nous attendent.

Ce n’était pas notre jour…

Mais ce n’est que partie remise ! 🚲🐟😂

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le G3 de ce dimanche 2 aout

2 août 2026 by Claude Enzer

Tout d’abord, RdV à 8h00, et départ avec le G2 jusque Villeneuve, puis 1/2 tour pour le RdV de 9h00. Pascal L, j’ai pris bien soin de ne pas prendre la piste cyclable: Pas envie de percuter des joggeuses ! A 9h00, nous étions 3, Anna, Regis et moi, Pascal G ayant des soucis de santé. Nous décidons de ne pas suivre le parcours, car trop long et nous partons donc au petit bonheur la chance ! A Villeneuve, nous décidons de partir vers Tigeaux , la bosse en face, Guerard en faisant des détours, la Celle en bas puis retour par maisons-celles, Crecy et Tigeaux. Regis tire un peu la langue, Anna roule super bien, compte tenu de son peu de km depuis le début de l’année. Nous nous attendons bien sûr en haut des bosses et rentrons tous les 3., bien groupir ! Anna et Regis, s’arrêtent à Bailly, je passe Magny à 11h54. Je finis sans eau, alors que mon GPS indique 35°C , valeur trop optimiste bien sûr . Mais bon, il fait chaud quand même ! Bref, je finis un peu entamé quand même !!!

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Aller simple pour la Normandie , eheh !!

26 juillet 2026 by Claude Enzer

Nous avions prévu avec Christelle de rendre visite à un ex-collègue, Bruno, qui habite en Normandie dans un village perdu au fin fond du trou du cul du monde (Villers en Ouche), mais qui est quand même sur le tracé de la flèche Paris-Mont St Michel !

Le programme était ; y aller, passer une journée sur place en visitant un superbe village à 64km de chez lui, et rentrer le samedi . Distance 150 km au départ de Versailles. Nous laissons la voiture sur un parking de supermarché, et partons à 7h00 comme prévu. Première fois que je mets un bike-packing sur le tandem ! Bref, une belle et nouvelle expérience ! Rapidement nous nous retrouvons sur des petites routes, je dirais même très petites !! Des champs de blé partout, sauf que la récolte est déjà finie , Ca ressemble à la Beauce. Puis quelques montées, descentes quelques cours d’eau, une voiture tous les 10km, la belle forêt domaniale de Dreux. Des arrêts pipi, photos ponctuait notre avance. la température était parfaite. Nous passons Marcilly sur Eure, sans savoir qu’ensuite … il n’y a plus rien!  Des villages tous les 3-4 km composés de 10 maisons, mais aucun commerce ! Heureusement , nous avons tout ce qu’il nous faut . Vers 11h30 , arrêt picnic . Nous tirons de notre sac une superbe salade préparée par Pamela !! un régal ! Pour notre café, il faudra faire 21km et atteindre le village de Bourth. Ensuite plus que 35 km environ jusque chez Bruno, où nous arrivons vers 14h30 ! Douche et siesta  nous font du bien. Visite du potager et des moutons présents dans son jardin.  Christelle leur donne du pain dur, bien apprécié !! Soirée sympa à discuter de tout ! Puis extinction des feux. Nous avons tout préparé pour visiter ce village connu, Beuvron en Auge. Nous partons vers 8h00 pour nos 64 km . La route est jolie, beaucoup plus accidentée. Au km 30, arrêt, on a l’impression d’avoir crevé ! Je vous passe les détails mais à la fin, il faut se rendre à l’évidence. Malgré le manque d’éléments visuels, la jante AR est explosée . Nous sommes à Livarot, en Juillet vers 11h et il nous faut réparer une roue AR de tandem. Nous avons beau faire preuve d’optimisme et de bonnes IDs,  il faut se rendre à l’évidence : Notre voyage s’arrête là !  Christelle aura réussi à m’aider à plusieurs moments pendant cette réparation, jusque la découverte quasiment non visible,  de l’explosion de cette jante. Là encore, je vous passe les détails : Retour avec une fourgonnette de location le soir même vers Elancourt, après avoir fait appel aux bons et loyaux services du voisin de Bruno, ..qui a une moto, mais de pas de voiture! bref, un beau voyage qui, finalement nous aura fait beaucoup de bien, même si la fin n’était pas conforme au plan. Et un grand merci à Bruno pour son accueil et … sa cuisine !!

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Blandy été le 19 juillet 26

19 juillet 2026 by Claude Enzer

Comme prévu, pas beaucoup de monde ce matin! La 1/2 finale de la France la veille qui ne nous a pas vraiment réussi, et les vacances de juillet ont vraiment réduit le nombre des participants . Mais bon, les meilleurs étaient là, lol ! Pour ce qui concerne le G2, un G3 conséquent a dû partir vers 9h00, pendant que le G2 se réduisait à … 2 tandems : Claude Christelle et Thierry Martin ! petit vent de dos pour notre descente vers le sud , moyenne relativement élevée. Je suis obligé de m’arrêter de temps en temps , ma tige de selle descendant en permanence ! Arrivés à Fouju, séparation des 2 tandems, le duo Thierry – Martin voulant rentrer un peu plus tôt. Du coup, on s’arrête, je démonte la selle, le collier de selle , je retourne celui-ci entre l’AR et l’AV et, à ma grande surprise, …ça marche ! Pas d’arrêt à cause de cette selle sur le retour ! Juste 2 ou 3  arrêts pipi et félicitations. Ah, pourquoi des félicitations : A cause de nos casques : Entre l’éléphant pilote et la licorne co-pilote, beaucoup de sourires et de messages sympa ! Retour à Magny à 12h12 et à une moyenne de 24,7 ! On n’est pas encore aux 26 de moyenne de David-Christelle,  mais bon, on se rapproche, ehhe !!!

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Rando « Aubetin et morin » du 5/7/26

5 juillet 2026 by Claude Enzer

Ce fut un dimanche un peu particulier : Un G1 constitué, un G2 avec (très)peu de monde, et un G3 qui est parti vers 8h00 de Bailly. Claude et Christelle ont roulé en solo car je n’ai su que tard hier soir que je pouvais rouler et qu’il fallait que je sois rentré à 11h00 max. Nous avons rejoint par hasard le G1 à Magny, et au rd point de Bailly, le G1 a tourné à D, nous avons aperçu Anna qui attendait pour le G3. (c’était le retour de Pascal L, suite à sa chute sur la piste cyclable de Bailly avec 2 joggeuses) , Nous avons pris le circuit Aubetin, sachant que nous ne ferons pas la boucle complète. La temp est clémente, tout baigne ! A Faremoutiers, nous quittons le circuit pour couper, circuit que nous récupérons à Giremoutiers. Retour dare dare pour arriver à 11h00. Juste un arrêt de 2 mn ! Arrivée à Coupvray à 10h50 juste dans les temps ! Pour info, Christelle a roulé hier avec David du G1 > 26,6 km/h sur 80b!  Ouah ! ça envoie du lourd !! Bravo David !

 

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Montreuil aux lions : Le G2 coincé au milieu du G1 !!!!

21 juin 2026 by Claude Enzer

WE caniculaire , peu de réponses à notre sondage, on s’attendait à peu de monde au départ : Ce fut le cas ! Qq VTTistes mais pas beaucoup, et encore moins de routiers : 3 ! David et pascal S du G1 et …Claude du G2 ! Aie aie aie !!! Je pars seul vers Condé et en haut de la bosse, qui entend-je jacasser derrière moi ?  Pascal et David : Nous resterons tous les 3 jusqu’au bout ! Pascal et David régulent leur vitesse en fonction de mes possibilités. Compte tenu de la température que ne fait que monter, j’évite de me mettre dans le rouge, …et même l’orange clair!  J’ai de la chance, malgré la chaleur, je me surprends, tout va bien. J’avais prévu en haut de la bosse après la Ferté sous Jouarre de couper si besoin, vers Doue, mais comme tout baigne, on descend à St Cyr, on passe à Orly (on vérifie en passant que l’on a rien oublié lors du TCN, lol !) et on attaque la montée vers Billibout, le village  favori de Christelle, eheh !! Ensuite retour vers VE en passant à Doue. là, j’assiste à un truc rigolo. Pascal qui est devant moi, roule avec ses pieds posés sur ses chaussures ! Ben voyons , lol !!!  Je demande un arrêt à l’ombre car là, surchauffe du Klode sur ce bout de plat ! Du coup, bien discuté pendant une bonne dizaine de mn ! On repart, on passe par Crecy et la RN34 . Séparation à Montry avec mes 2 comparses, je continue vers Montry, Esbly et Coupvray et soudain qui vois je ? Pascal qui a roulé avec moi jusque Coupvray. Bref , une TB sortie des 2 groupes , …malgré un effectif vraiment réduit : Les chiffres de la sortie: 37 deg au max, 99 b pour moi au total à 24 de moyenne ! ..;et 2,7 kg de perdu, eheh !!! Je suis vraiment content que maintenant , le G2 et le G1 roulent ensemble, même si le groupe était vraiment petit ! Claude

 

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Le 300 BRM des nanas effectué par le tandem fou !

18 juin 2026 by Claude Enzer

 

Après le BRM 200 des asperges à Argenteuil il y a 2 semaines nous voici lancés sur le BRM 300 des « nanas », rando réservée aux filles (BRM 200-300, gravel 150) avec une petite dérogation pour « un » pilote de tandem handisport accueilli chaleureusement.

Départ à 5h de Pantin. A cette heure là il est encore agréable de rouler dans Paris. On prend les boulevards des maréchaux jusqu’à la porte de Montreuil puis on passe devant le château de Vincennes, le bois, la descente du pavillon Baltard et on longe la Marne jusqu’à Vaires. Les groupes se sont formés et on fait connaissance avec nos 2 accompagnatrices Chantal et Bertille puis Véronique qui nous rejoint un peu plus tard.

Gouvernes, Jossigny, VLC, on descend Tigeaux et par Guerard on atteint Tresmes au km 64, premier point de contrôle où la boulangerie est envahie par toutes les cyclistes… De Tresmes à Orly sur Morin on prendra de jolies petites routes que je ne connais pas, très agréables. Au km 100 à Orly notre 2eme contrôle, un copieux ravitaillement nous attends (tiens, ça rappelle quelque chose !). On repart et les montées sont de plus en plus rudes. Notre groupe commence à avoir du mal à suivre, on adapte notre allure car nos accompagnatrices sont bien sympas. On passe Viels-Maison km122, on entre dans la Marne avec de magnifiques vues sur les coteaux de champagne. Le soleil monte, le vent qu’on a dans le dos est agréable…mais on pense à celui qu’on aura au retour. On prendra notre repas à 13h à Port à Binson au km 164 qui est notre 3ème point de contrôle. Et c’est là qu’on voit les gens qui ont anticipé… La seule boulangerie du village est fermée, idem pour l’épicerie. Ceux qui ont apporté leur casse-croûte sont rassurés mais les autres trouveront finalement une cabane au bord de l’eau pour un pique-nique improvisé avec un bon croque-monsieur.

On repart à 14h. Dés le début dans la 1ere bosse nos accompagnatrices lâchent prise, on ne peut pas les attendre elles sont trop loin, on file. Mais on se retrouve vite sur ses longs bouts de ligne droite à perte de vue, seuls et face au vent. C’est long, pénible, difficile et ce bruit dans la tête ! On n’arrive plus à se parler et ne pas entendre Christelle pendant de longs km rajoute à la difficulté ! En vue de Château-Thierry au km 200 j’ai un petit coup au moral, les jambes sont lourdes à pédaler face au vent et il reste 100 km, ça va être dur. On décide de s’arrêter dans une boulangerie un très court instant pour reprendre des forces et miracle ça marche : on repart tout neuf ! On passe rapidement le 4eme contrôle de Villiers Saint Denis au km 218, on sait qu’après il y a 2 grosses bosses (Saint Aulde et une, avant) qu’on montera à notre rythme et plutôt bien. On continue et on est rattrapé par 2 nanas avec lesquelles on roulera jusqu’à Monthyon ce qui nous permet d’aller un peu plus vite et de faire passer le temps. Allez, on tient le bon bout on relâche la pression. Il faut faire la dernière photo pour le point de contrôle. On se laisse glisser sur le bas-côté dans l’herbe grasse devant la pancarte de Monthyon. On pose le pied par terre et patatrac on se vautre lamentablement au fond du fossé que l’on n’avait pas vu. Coincés sous le tandem je me retourne : ça va Christelle ? Oui et toi ? : ça à l’air… On s’en tire avec plein de gratouilles d’orties qui nous fouetteront jusqu’à l’arrivée.

On s’approche du but. Sur la route entre Iverny et Gressy on ramasse beaucoup de participantes à la dérive surtout venant du 200. L’une d’entre elles nous demande si elle peut prendre notre roue. Elle est à bout physiquement et surtout moralement car elle se doute qu’elle va arriver hors délais. On régule le train le long du canal de l’Ourcq pour l’amener à bon port ; c’est dur pour elle !

Et nous voilà tout proche de la ligne, il est 21h. Sauf qu’on loupe le pont du canal et qu’on est en face, de l’autre côté de la ligne d’arrivée ☹. Après avoir franchi un fossé, on fini par trouver la passerelle, on doit encore traverser une méga-fête sur le bord de l’eau pour enfin rejoindre la ligne d’arrivée. Quel moment fantastique avec applaudissements, cris, musique d’ambiance, le soleil qui commence à descendre sur le canal !

301 km, on est heureux d’arriver et tout juste les jambes un peu lourdes !  on a  fini et on est en forme !

Et maintenant on est habitué aux rituelles questions sur le tandem, le thème de l’handisport, etc…bref, on passe beaucoup de temps à échanger.

Voilà, les cartons sont validés, une dernière photo, on voudrait rester pour prolonger la fête, mais il faut rentrer…

Mais une dernière personne vient à notre rencontre. Vous vous souvenez de la cycliste en perdition ? Elle arrive tout sourire, son BRM est validé ! Elle est tellement contente ! Elle nous remercie chaleureusement. C’est ça les valeurs du cyclo, au-delà de l’effort, le bonheur partagé.

 

Christelle et Dominique

 

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Le TCN 80 du 7 juin 26

7 juin 2026 by Claude Enzer

C’était le lendemain de notre TCN ! Globalement , pas trop de monde en ce dimanche matin ! Juste 6 dans le G2 dont le tandem Guillaume / Martin et 3 dans le G1

Les 2 groupes partent quasiment en même temps et restent ensemble ! Ca part un peu fort , mais bon, la temp est frisquette, (12 deg) ça réchauffe ! A Charmentray , séparation, le G1 part sur le 100, nous sur le 80 ! A la sortie de Charny , un peu de confusion lié au fléchage de la veille. L’allure, imprimée par le tandem reste un peu élevée ! A Marcilly, séparation avec le tandem qui doit rentrer de bonheur ! Pour les 4 restants, petit arrêt au cimetière de Marcilly , sortie du village que Michel connait bien . Ils se sont arrêtés il y a quelques semaines pour un arrêt ravito eau ! Au lieu de tourner à Gauche vers le ravito de Vincy, nous prenons directement à droite pour le retour ! Un peu après, le G1 nous rejoint et décide de rester avec nous ! Nous nous arrêtons en haut de chaque bosse et discutons ensemble. Bien sympa !!! L’allure est évidemment un peu élevée pour nous , mais peu importe,, ça nous sort de notre zone de confort et nous oblige à nous sortir un peu les tripes ! Alain K nous quitte à Trilbardou pour rentrer vers Lesches , je quitte le groupe à Esbly, laissant Michel et Florian avec les 3 G1 !!! Pauvre eux, lol ! Bref, une bien belle sortie pour ce qui me concerne ! Merci au G1 , ce fut bien sympa !

 

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Première experience de nuit pour notre « tandem fou » !

5 juin 2026 by Claude Enzer

A la recherche de balade exotique,  nous voici partis, Christelle & moi ce mercredi 3 juin 2026 pour une sortie de nuit. Départ à 18h en compagnie de Claude pour une boucle de 60 km qui nous ramènera à Coupvray et après un au revoir à Claude, nous voilà lancés vers la Seine et Marne sud .

Après une dizaine de jours de météo idyllique on part sous un petit crachin qui se transformera rapidement en une bonne pluie accompagnée d’un fort vent de face. A Châtres la vraie nuit nous rejoint, la pluie est dense, le vent de face se renforce. Le dérailleur avant se met de travers, on répare sous la pluie, à la frontale. On repart. Le temps devient désastreux avec ces douches qu’on prend en pleine figure. Je commence à m’interroger. Pendant quelques minutes ça tourne dans ma tête, on continue ? On rentre ? J’aurais été seul j’aurais fait demi-tour. Je demande à Christelle. Je me doutais un peu de sa réponse tant son enthousiasme est débordant. On continue. Et la suite lui donnera raison.

A 360° les nuages sont épais, noirs, éclairés pas la lune qui se lève. L’impression est sinistre et on en prend plein la figure. J’ai un bon éclairage, je vois bien les indications du GPS, on trace. Guignes, Fouju, à minuit pile le château de Blandy où on avait prévu de manger. Mais Christelle me fait remarquer justement qu’il vaut mieux continuer à l’extrême sud de notre boucle pour avoir le vent dans le dos après notre repas. La route est calme, à part le vent il n’y a pas de bruit, les oiseaux dorment, seuls quelques cris de bêtes dans les champs qu’on aimerait bien identifiées parviennent à nos oreilles. On trace toujours et on sait que dans quelques kilomètres on va – manger – tourner pour revenir dos au vent. Entre Le Chatelet en Brie et les Ecrennes on trouve un bel abri avec un banc pour manger au sec. La galère continue en dehors du vélo. Impossible d’ouvrir ma boite dans laquelle m’attends mon repas. On tire, on pousse, à 2 mains, à 4 mains, avec les dents. Je sors les outils, Christelle tire avec la pince, je fais levier avec le tournevis. Après 10 longues minutes d’efforts !!!! le couvercle cède enfin et on peut déguster un délicieux hachis parmentier encore tout chaud.

On remonte vers le nord. Maintenant c’est que du bonheur avec le vent dans le dos, la route presque sèche. On est en forme, pas de fatigue ressentie. On a l’impression d’être comme sur une sortie de jour…sauf que c’est la nuit. Mormant, Chaumes, Fontenay-Trésigny. On n’a même pas envie de rentrer. A 2 heures du matin on décide d’allonger un peu le parcours. Et pourquoi pas le mur de Tigeaux pour finir ? J’arrête la trace sur le GPS et on y va à tâtons mais à Marles en Brie qui n’est pas éclairée j’ai du mal à trouver mes repères et je loupe la bonne route. On retrouve finalement le bon chemin qui nous emmène à Crèvecœur, Mortcerf, Dammartin. C’est ainsi qu’à 3h du matin on se retrouve dans le mur de Tigeaux. C’est bien à cette heure là y’a pas de voitures, on peut monter plus vite et en chantant. Allez, il va falloir rentrer et nous arrivons à notre destination à 4h du matin après 185 km.

Quels enseignements tirer de cette première expérience ?

Avec un bon éclairage, un GPS lisible, peut-être un peu plus d’attention aux intersections et dans les villages, une énorme motivation, ce n’est pas plus difficile qu’une sortie de jour et surtout beaucoup plus tranquille au niveau de la circulation (même si on n’est jamais à l’abri d’un chauffard fêtard bourré)

Au niveau performance,  on est à peu près sur celles d’une sortie de jour (à conditions climatiques équivalentes).

Actuellement sur nos sorties on est assez bien en roulant mais on n’est pas bon sur la moyenne avec les arrêts. On a encore beaucoup de travail.

Et puisque on n’est pas qu’un peu fous, mais complètement « fadas » comme l’on dit certains 😉! Après 4h d’un bon sommeil nous sommes repartis le lendemain à 10h pour une petite sortie de 120 km (toujours dans le vent mais cette fois au sec) …mais ceci est une autre histoire…

Christelle et Dominique

 

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Vallée de l’Ourcq le 24 mai 2026

24 mai 2026 by Claude Enzer

Du monde ce matin au départ, malgré le WE de Pentecôte. Un groupe G2 de 8 personnes dont notre tandem . Le G1 roule avec nous jusque la bosse de Condé puis s’en va . Immédiatement , on se rend compte que le tandem a du mal dans les bosses. Il monte, mais à sa vitesse et … le G2 doit attendre souvent. C’est une situation que je n’aime pas trop , mais bon ! Le parcours, connu jusque Lizy est super après,  jusqu’à faire une photo devant un chateau à la demande d’Olivier et du G1 qui nous a rattrapé et avec qui nous avons fait un bout de chemin. Merci au G1 pour ce moment passé ensemble, rare depuis quelque temps ! Le tandem a toujours des difficultés à suivre. Je leur demande de nous laisser seuls , situation plus cool pour nous . On monte plus lentement encore, par contre, ça va plus vite sur le plat, car moins fatigués. A Monthyon, le G2 s’en va et nous restons avec Dominique. PLus dispo, plus tranquilles, on va probablement un peu plus vite. C’est paradoxal, mais compréhensible ! Nous quittons Dominique à Lesches et rentrons tranquillement à Coupvray vers midi après avoir « évité » la brocante de Trilbardou !

Belle sortie très chaude et encore merci au G1 !!!

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Le premier 300 en tandem de Dominique et Christelle

13 mai 2026 by Claude Enzer

Christelle m’avait dit un jour que sa grand-mère habitait à Migennes. C’est à 150 km d’ici, notre premier 300 était tout trouvé !

Une bonne préparation ces dernières semaines nous permet de nous élancer ce 7 mai 2026 à 5h30. Nous n’avons aucune expérience de la longue distance (enfin jusqu’à 220 km ! ) et nous sommes accompagnés par Laurent, un habitué des grands raids qui nous communiquera tout son savoir . Il fait nuit lorsque nous partons, les éclairages avant et arrière (doublés au cas où…) nous sécurisent et c’est avec une petite appréhension que nous nous élançons dans cette aventure inconnue. Nous sommes cependant sereins grâce à notre bonne préparation. A Villeneuve le Comte les oiseaux se réveillent et nous accompagneront tout au long du voyage. Le jour se lève avec sa brume matinale, le soleil pointe le bout de son nez à travers les petits nuages. Laurent nous a mis sur orbite dès le départ et nous passons rapidement Mormant. La météo sans vent, pas trop fraiche en ce petit matin est parfaite. Sur ces grandes lignes droites de Seine et Marne et ces champs à perte de vue on aperçoit des immeubles au loin, c’est déjà Montereau sur la droite et tout à coup une superbe vue sur la vallée de l’Yonne que l’on surplombe. C’est beau, on a l’impression de partir en vacances. Après une grande descente vers Marolles sur Seine (Aïe il faudra la monter au retour !) nous atteignons les bords de l’Yonne et nous prenons à Coulons sur Yonne au km 85 la « Voie cyclable 55 ». Premier arrêt ravitaillement, discussion habituelle avec un cycliste sur le départ : « vous venez d’où ? vous allez où ? ah mais ça va vous faire 300 km : vous préparez le Paris-Brest ? !!! ». Et nous voilà lancés sur la VC55 chemin de halage qui nous amènera 70 km plus loin à Migennes. On apprécie le calme, l’absence de circulation, le revêtement de la VC55 (quoi que parfois… !) et toujours cette atmosphère de vacances sur les bords de l’Yonne. Mais 70 km de plat plats, de ligne droite droites,  d’absence de circulation, d’absence d’intersection ça devient monotone à la longue. Nous voilà à Sens mais pas le temps pour le tourisme, on passe vite et on s’arrêtera plutôt à Villeneuve sur Yonne au km120 pour faire la photo devant le joli pont du XIIe siècle. Et on repart sur cette VC55 qui nous parait maintenant interminable…et ses barrières de sécurité à franchir avec un tandem. C’est long un tandem ! Et ces barrières ne sont pas pratiques, il faut ralentir quasi à l’arrêt, tourner sans tomber sur le bas-côté, relancer la machine, c’est usant à la fin. Voilà Joigny, on ne s’arrête pas à « la côte Saint-Jacques », on voit sur le coteau les vignes avec leurs feuilles qui se réveillent et on se laisse couler jusqu’à la pancarte « Migennes ». La photo et un petit moment d’émotion pour Laurent car le parcours passe devant la maison qu’habitait son papa, …2 rues à côtés de notre destination ! On attache les vélos et c’est avec beaucoup d’émotion que mamie Josiane accueille sa « petite Christelle ». Nous avons mis 6h50 pour faire ces 150 premiers kilomètres et comme nous arrivons à midi, nous prendrons notre repas chez mamie qui nous avaient amenés 8 magnifiques gougères. On partagera donc un long moment (pour un 300) mais bien court tant il est chargé d’émotion. Allez, il faut quitter mamie qui a la larme à l’œil, de laisser partir sa petite fille mais qui est aussi contente de la voir heureuse. Et nous voilà repartis sur cette piste qui nous parait encore plus interminable à l’heure de la sieste ! C’est là qu’on constate qu’un 300 c’est aussi bien dans la tête que dans les jambes. Jusque-là (et jusqu’à l’arrivée !) les jambes vont bien mais la tête commence à manquer de concentration. Il faut tenir, se motiver, se réveiller. C’est un exercice, une expérience à vivre, se forger un mental pour les longues distances. Pour nous aider on compte les écluses qui arrivent tous les 5 kilomètres, une petite animation qui nous stimule. Finalement au kilomètre 210 on quitte la VC55 et on est content de retrouver les petites routes tranquilles de l’Yonne,  puis celles plus « agitées » de Seine et Marne. La montée de Marolles sur Seine se passe bien. Les jambes tournent toujours bien, sans effort, le soleil brille et on sent l’écurie. La bonne humeur est toujours là, communiquée par Christelle. Christelle elle a un cinquième sens, elle lit la route comme personne, pas besoin de GPS : « là la montée est à 4% » je regarde mon GPS : 4% ! « il reste 200m avant le sommet » : GPS 200m ! J’ai même plus besoin de parler il suffit que je pense la route, la trajectoire, elle a déjà anticipé ! ( Et puis de toute façon en placer une avec Christelle ce n’est pas possible 😉). Quelques kilomètres avant Chaumes nous retrouvons un autre tandem Martin et Thierry venus à notre rencontre. Nous sommes heureux de terminer le parcours avec eux et comme ils sont bien frais ils vont nous amener à vive allure jusqu’à Villeneuve le Comte où nos chemins se sépareront. Les jambes vont toujours très bien et on commence à regarder le GPS : 290 km, Bailly, Magny, le Super U, 298, on attaque la descente 299, 299.8, 299.9, 300 !!!! C’est gagné ! 301,83 km à 24,5 de moyenne, on est à la maison à 20h45, que du bonheur.

Nous avons bénéficié d’une météo excellente, un parcours pas trop difficile et pour ceux qui voudraient se lancer, avec une bonne préparation, c’est largement faisable.

On est cependant bien conscients que ces conditions ne se renouvelleront pas toujours et qu’il y aura des sorties plus difficiles… et nous sommes bien petits et bien humbles face au sommet que nous nous sommes fixés à gravir. Ils nous restent beaucoup de travail et de souffrances mais ne boudons pas notre plaisir d’aujourd’hui.

Merci à Laurent, c’était une bonne triplette, une belle journée de bonheur partagé.

Vivement le prochain, on est prêt à repartir !

Christelle et Dominique

 

 

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La Montapeine 2026 en tandem par Christelle et Dominique

27 avril 2026 by Claude Enzer

Il est 7h15 lorsque nous partons de Meaux avec le lever du soleil. Nous atteignons rapidement Etrepilly puis Vincy-Manœuvre (on passe devant l’esplanade du ravitaillement du TCN). Le soleil monte, la température se réchauffe, nous retirons rapidement le coupe-vent.  On enchaine les faux-plats qui s’allongent de plus en plus et heureusement il y a peu de vent. Nous apprécions la tranquillité des petites routes à travers les champs, Christelle peut même effleurer les colzas avec le bout de ses doigts. Les premiers blockhaus nous surprennent et nous rappellent que nous sommes sur le théâtre de deux guerres mondiales. Nous rattrapons un cycliste, André, qui reconnait immédiatement Christelle puisqu’il était bénévole sur le tour de France, la conversation s’engage et nous ferons la route avec lui jusqu’au 1er ravitaillement à la Ferté-Milon au pied des ruines imposantes du château. Lors de ce ravito les cyclistes et les bénévoles viennent spontanément à notre rencontre pour échanger sur la pratique du tandem et du handisport, on prend le temps mais il faut quand même repartir. Le profil change, on attaque les bonnes montées, bien vite la Montapeine. Grâce à notre bonne préparation tout se passe bien et on atteint les jolis coteaux du vignoble champenois et le 2eme ravitaillement de Nanteuil sur Marne où on a la même sollicitation et de nouveaux échanges sur le tandem handisport. Il faut déjà repartir. On retrouve nos routes plus connues pour arriver à Meaux et, puisqu’il nous reste un peu de tonus on en profite pour finir au galop.

Ce qui nous marquera le plus c’est l’accueil que l’on a eu à l’arrivée. Dès l’arche passée et même pas descendus du tandem de nombreux bénévoles sont venus vers nous, rejoints par les cyclistes qui arrivaient et nous avons passé un long et agréable moment à leur expliquer la pratique du tandem, à les rassurer sur le pilotage et la relation copilote-pilote à discuter sur la pratique de l’handisport et sur le thème de l’inclusion. C’est en participant à toutes ses manifestations que l’on réussira à sensibiliser un maximum de personnes et à recruter pilotes, copilotes, aidants pour poursuivre ces merveilleux moments de partage bénéfiques à tous.

Christelle et Dominique

Classé sous :Récits tandem longues distances

Les 2 derniers BPF de Seine et marne : 210 km

17 avril 2026 by Claude Enzer

Nous étions finalement 4 pour cette balade de 210 km : le tandem Claude Christelle, accompagnés de Laurent M et Dominique, bref l’équipe de choc . Départ à 6h40 sous une température de 5 deg. Claude fidèle à son habitude a regardé quelle thermomètre  il allait faire vers 11h et est donc parti en court ! Bref, le Klode n’avait pas très chaud ! l’allure était régulière avec un petit vent de face qui ne nous quittera pas jusque Château Landon. Bien entendu, Christelle nous inondait de ses histoires, mais nous n’étions pas en reste!  Eclats de rire garantis tout le long du parcours. Un arrêt pipi et un arrêt sandwich seront nous 2 seuls arrêts sur ces premiers 107 km. La température avait bien monté, mais restait néanmoins fraiche. Arrêt à Château Landon à 11h50, pointage de nos 2 BPF dans une boulangerie,  sandwiches, un petit café et nous voilà repartis direction Moret Sur Loing . La température commençait à être chaude, les premières gouttes de sueur apparaissaient, Le Claude prenait sa revanche, eheh ! Sur le retour, beaucoup de petites pauses pour un pipi, un vêtement, un paysage, … Moret, petite ville très jolie fut la récupération de notre dernier BPF de la Seine et Marne, une pâtisserie, quelques minutes d’arrêt donc, puis de nouveau départ pour la dernière partie; Plus que 80 b env pour rentrer ! Brève discussion avec 2 voyageuses à vélo ! Passage devant le musée du vélo de Moret. Pour ce retour , pas d’innovation : On reprend le parcours des anciens BRM ACP 400 et 600 km ! Là, Laurent prend les choses en main. Il se met résolument devant , je régule la vitesse par de brèves injonctions et nous rentrons à une vitesse de croisière entre 27 et 29km , vitesse que nous maintiendrons jusque la forêt de Villeneuve le Comte. Le vent de dos sur le retour, bien que pas fort, nous a bien aidé, bien entendu ! Arrêt de quelques minutes sur un banc, on est quand même un peu entamés par ce retour  rapide. Puis retour jusque Coupvray atteint à 18h05 avec donc, 212 km ! Moyenne de 24,7 sur l’ensemble du parcours ! Une bien belle journée de vélo !

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