Un certain nombres de G1 et G2 au départ de Magny ce matin ! Comme j’étais avec Christelle et le tandem , le temps de partir , le G2 était un peu devant ! Un peu de cravache pour les rattraper au rond point de Bailly , à G , puis … crevaison d’un vélo . Connaissant le début du parcours , je décide de continuer et d’attendre le groupe vers Faremoutiers. En fait , j’ai pris le parcours à l’envers, lol ! Maintenant rouler seuls avec Christelle ne pose plus aucun souci, il nous faut juste communiquer en permanence et tout le temps ! On a même le temps de parler d’autres choses que de vélo ! Pour elle, c’était la 3eme sortie , la 1ere longue, avec des bosses et un temps parfois pluvieux , donc pas facile ! Et ça s’est TB passé ! Arrivés à Faremoutiers , je laisse un message à Ludo pour lui dire que nous continuons, ne sachant pas où ils sont car des routes sont coupées par les inondations. Je ne me rappelle plus trop le parcours, la preuve, pris à l’envers! Après saint Augustin , nous croisons le G1 dans une descente ! Aie ! Pas prévu ! Au bout, un coup de GPS et compte tenu de l’heure , je décide de revenir vers Mouroux , de traverser la RN34 et de revenir par des routes moins difficiles ! Au titre des galères, dans un des villages, on se retrouve nez à nez avec un jeune chien tout fou ! Je m’arrête, sa maitresse, au demeurant fort jolie, arrive et essaie de le raisonner ! Mais non, il veut jouer ! Je repars à 5 à l’heure et il me passe à 50cm devant la roue avant , aboie, repasse , bref C pénible ! Et ça a duré plus de 200 m ! C long ! Arrivés à Coupvray à 12h30 apres 71 km ! Moyenne faible ! Va falloir s’entrainer ! Claude
Route di 18 février circuit rando 2010
A la Ste Bernadette, le soleil est souvent de la fête!
11 au rdv ce dimanche matin au milieu des congés de février. pas mal
7° degré . quel changement avec jeudi et samedi pour ceux qui avaient pu en profiter!
Séparation comme prévu sur ce circuit, le g1 à 4 partant vers Chalifert et le g2 descendant sur Montry.
aujourd’hui, un groupe 2 assez compact où seuls les quatre côtes nous ont séparé juste le temps de la montée.
Un vent moyen sud ouest nécessitait de rester bien groupé pour protéger les moins entrainés.
Du soleil, que nenni aujourd’hui. un temps gris comme prévu et une pluie arrivant à 10h56 vers la ferme des tournelles.
Au carrefour près de Mortcerf, le g1 qui avait 8 km en plus au départ nous rattrapa et dépassa.
Retour du g2 à 11h54 Magny avec une bonne cadence.
Thierry M
Moulin de Jossigny | dimanche 11 février
environ 14 cyclos au rdv ce matin doux.
separation des groupes dès 8h06! environ 6 dans le g1 parti 15 secondes avant le g2.
A peine un petit crachin de temps en temps mais vraiment à peine. un petit vent sud ouest à l’aller et dans le dos au retour. parfaite programmation.
8 dans le g2 qui roula grouper. Avant Courquetaine, pause pipi à l’endroit agrée Vcve agrémentée de trois histoires et c’était reparti.
Après Chaumes, Pascal G eut envie que Madame vienne le chercher alors il cassa sa patte de dérailleur. quel stratège!
Sur le retour, personne n’osa défier Marc qui avait les commandes du groupe pendant 2 km avant la pancarte!
retour Magny au rdv à 12h03 sous un rayon de soleil et 11°
Une belle sortie.
Thierry M
Sortie GT du 4 février 2024
Non, il n’ya pas d’erreur dans le titre ! GT ne veut pas dire Grand Tourisme des voitures année 80 , mais Groupe Tandem ! Une premiere ce matin où j’ai eu l’honneur de piloter Christelle, aveugle, pour la premiere fois de sa vie (et la premiere aussi avec une aveugle pour ce qui me concerne) sur 45 km env. Nous sommes restés sur le plat , il nous a fallu 4 démarrages pour être à l’aise. Christelle a bien apprécié et est prête à recommencer ! Nous allons donc continuer l’entrainement jusqu’à Lyon Paris en 5 jours pendant le mois d’aout , juste avant les paralympiques ! J’avais 4 gardes du corps qui m’ont permis de ne pas m’occuper du tout de la circulation, ce qui était génial !
Bref une belle expérience à recommencer !!!
Claude
Route di 7 janvier circuit du chateau du Vivier
20 routiers ce matin pour ce premier dimanche de l’année!!
ca faisait longtemps que cela n’était pas arrivé: 9 en 2023, 3 en 2022!
et ce , malgré 2°5 à 9h00.
Forcement, papotage au départ avec les échanges de vœux.
Au menu, le circuit facile du Vivier, un grand classique.
La séparation des groupes se fait à la sortie de Bailly: 8 dans le g1, 12 dans le g2.
pas grand chose à raconter. a l’aller, ca roule assez facile avec un vent modéré du nord qui aide .
A Chaumes, changement de cap puisque l’on se dirige vers l’Est et hop après l’échangeur N4, retour avec le vent de face modéré et un ciel qui restera gris toute la sortie.
Sur le retour, on s’organise pour tenir compte de la forme de chacun car les moins entrainés ne peuvent pas rester sans abri.
Retour sans soucis , pas une seule crevaison . On a revu comme prévu le g1 faisant la rallonge après Dainville.
Pour le trio terminé par la route des cochons, aucun soucis, on ne se rend même pas compte de travaux .
Froid sur le vélo. Ben non, même Anna n’a pas eu froid!!
12h02 à Magny.
Route di 24 décembre circuit du Multien d’hiver
4 routiers seulement en ce dimanche 24 au rdv.
Dommage car la météo fut parfaite pour la saison.
depart forcement groupé. Pour le g2, me vla tout seul. je tiendrai comme je peux jusqu’après Marchémoret puis tchao comme prévu.
Le trio g1 fila par Oissery et pour le g2, à droite droite avant Oissery pour gagner St Soupplets direct.
La, on sentit bien le vent du sud ouest surtout au pied de la longue côte vers la forêt de la Goele.
Suffit de jouer du derailleur et de monter à 10,7 kmh en attendant le retour des formules G1.
Même à Charny, rien derrière. bon, ben retour en solo. pas de retrouvailles jusqu’à la fin.
La dernière heure, même le soleil se pointa un peu.
au dimanche 31 9h00
Thierry
Sortie du 10 décembre 2023
Ouh , le G2 ! Météo parfaite et ….seulement 2 représentants en ce dimanche matin. Petit soleil matinal, routes quasiment sèches, pas de pluie, 7°C, un petit vent du sud sympathique, que demander de plus pour un dimanche de décembre? Bon, je sais, hier c’était pas pareil, mais bon, c’était hier , eh eh !
Partis avec Alain K à 9h03, juste apres le G1 (ils étaient 4) que nous n’avons pas réussi à rattraper malgré nos efforts sur le circuit du Vivier de bonne humeur et … à bonne allure malgré un petit vent du sud, donc de …face !!! A partir de là, aucun souci! Alain qui n’avait pas roulé depuis 6 mois, à part une petite sortie dérouillage jeudi, est resté sagement derrière, bien caché par le quintal de son copain , eh eh !! Un cyclo a eu tort de nous doubler après VLC. Nous avons pris sa roue et il nous a emmené pendant 10b à 28-29 avant de s’arrêter, épuisé ! On en rencontre de temps en temps des gus sympa comme ça , eheh ! Puis arrivés à Chaumes, le vent était du sud et donc ce ne fut que du bonheur! Bien sûr, Alain en a bavé dans les bosses de Voulangis et Villiers, mais est monté à son rythme et avec expérience, donc sans souci ! Nous avons shunté le détour des cochons, car, avec ce que nous avons vu jeudi, ça doit être impraticable …et pour longtemps! Il va d’ailleurs falloir modifier les circuits en conséquence ! Retour à Magny à 12h00 pile. ( je vous épargne encore une fois les 1/10èmes de sec ) Claude
Sortie du 3 Décembre 2023
Bon OK, faisait pas bien chaud en ce dimanche matin, mais il faisait sec ! Et ça aurait été dommage de ne pas en profiter ! Bref, 3 G1 et 2 G2 au départ ! Pas bezef ! Mais bon, C mieux que rien, donc départ du G2 à 9h00 tapantes! Il fait de -3 à -4°C donc pas envie de trainer ! Je pars donc avec Marc ! Dès le départ et malgré un vent du sud de 18 km/h , allure soutenue . On koze pas trop , la météo n’est pas trop favorable, mais on se relaie régulièrement ! les km descendent sans souci, on n’a même pas froid , presque trop chaud ! Un peu avant Coubert, les 3 du G1 nous rattrapent et se mettent à notre vitesse (Patricia , JMarc et peppe) . Merci à eux de nous tirer pendant qq km ! Nous roulons ensemble jusque Ozouer . Là, je décroche dans la montée (rien ke de très normal) , Marc m’attend . Nous repartons ensemble ! Le G1 s’arrête au carrefour de la N36 pour un petit besoin. Nous passons en nous disant qu’ils vont nous rattraper , mais non ! nous ne les verrons plus ! Nous passons Chaumes, le point le plus au sud et donc , maintenant … vent dans le dos , eh eh ! Nous repartons donc de plus belle , toujours avec des relais qui passent très bien ! et arrivons à Magny , malgré un arrêt express en forêt de VLC à … 11h40 (je vous passe les mn et les 1/10emes pour plus de clarté !) , bref, largement en avance ! Du jamais vu , on explose le record, eh eh !! Ah une précision : En dessous de mes gants d’hiver , j’avais mis des gants MAPA, donc des gants de vaisselle ! La dernière fois que je les avais mis, c’était avec Alain, dans la descente de l’Izoard, sous la flotte et le froid . Résultat nickel . Et ce matin , idem ! Un tout petit peu froid les 10 premiers km , le temps de transpirer un peu . Puis , ..plus rien ! Ca évite d’acheter des gants chauffants à batterie Li – Ion qui seront les déchets de demain ! Inconvénient : En arrivant , madame m’attendait avec le liquide vaisselle et m’a mis à l’évier tout de suite ! Bon, yavait juste une casserole et 3 assiettes , ça allait !
Claude
Sortie du 26 Novembre 2023 G2
Ce matin et malgré le froid , 13 courageux pour le G2 et env 6 pour le G1 . Pour Anna, première sortie en env. 18 mois suite à des ennuis de santé et itou pour Franck qui, lui a roulé un peu en semaine. Les parcours étant différents dès le départ , séparation immédiate ! Dans l’ordre, on commence par : 1 bidon oublié par Pascal d’où petit détour . Puis crevaison d’ Alain (silex) en bas de Condé . Regroupement en haut de la bosse et re-départ à allure tranquille. En route nous perdons Pascalou et Alain qui préfèrent rentrer à leur allure et avec moins de km , puis Chrisitan et Ludo qui veulent rentrer de bonheur. Tout le monde jacasse avec tt le monde , l’allure cool le permettant . Les bosses sont avalées tranquillement et on admire le beau paysage d’hiver de la S&M nord (bof !) . Retour à Magny à 12h10 ce qui est logique avec tous nos arrêts et la crevaison ! Bref, une bien belle sortie d’hiver où tout le monde a pris soin de tout le monde. Esperons une météo aussi cool pour la semaine prochaine !
Sortie du 12 Novembre 2023
Deux, Deux poôôvres routiers (philippe Gr1 et ..moi) au premier départ de l’hiver à 9h en ce 12 novembre, lendemain de l’armistice. Contre une dizaine de VTTistes ! Que pouvions nous faire, à part de partir sur ce très beau parcours de la vallée de l’Aubetin? Alors, … nous partîmes sous une petite pluie fine et une température de saison. Et là, pour moi une question existentielle: Comment allions nous « cohabiter », vu la différence de niveau? Philippe, un pur G1 et moi un G2 qui roule pas trop en ce moment! Alors, il s’est mis devant et a roulé pile poil à la vitesse qui me convenait : 27 , 26, 25 , 24 suivant le vent ! Et dans les bosses me direz vous ? Là, bien entendu la poudre parlait , eheh ! Mais en haut, il était là à attendre. Côté parcours, Philippe n’avait pas chargé le parcours sur son GPS et moi, je l’avais un peu préparé (en fait, je pensais être seul au départ) et je l’avais, à l’ancienne sur une feuille de papier ! Eh ben Si, ça a super bien fonctionné! Cela faisait des années que je n’avais pas fait ce parcours. A part un chouille de confusion à St Augustin, on a respecté parfaitement le parcours. Bref, une très belle sortie de reprise pour moi, un peu fatigante quand même ( les yeux sont restés fermés une heure 30 cet après midi ) , probablement un peu monotone pour Philippe. On a eu le temps de discuter vers le milieu et la fin de la sortie. Par contre, à midi on était encore à Villeneuve, malgré 2 arrêts tres courts ! Je remercie encore Philippe pour m’avoir attendu toute la matinée. Claude
di 1 octobre rando Thorigny Route
21 routiers à la randonnée » De la Marne à l’Ourcq » du club de Thorigny.
Pas de VTT cette année, le club de Thorigny est en perte d’adhérents suite à des départs en Province de jeunes retraités et très peu de sang neuf pour la relève. Situation que rencontre beaucoup de clubs qui n’ont pas de nouvelles populations dans leurs communes.
Très belle participation donc du V.C.V.E.
rdv vers 8h15 sur place pour tous . Inscriptions puis petit café, photo de tout la clique et hop c’était parti. au départ, formation des groupes: 7 dans le g1, 14 dans le g2.
une météo parfaite !! Pour le g2, le circuit de 70 km et celui de 90 pour le g1.
108 participants au total avec bien entendu, le trophée du club le plus nombreux au V.C.VE! Challenge à remporter 3 ans pour le gagner définitivement.
Circuit sans grande difficulté avec un ravito au cimetière militaire de Chambry puis retour par la belle côte d’Annet en direction de Villevaudé. Certains ont coupé au retour pour être rentrés à l’heure.
Une belle balade.
Thierry M
Rando Crecy du 3 Septembre 23
Le RDV est fixé à 8h00 au gymnase de Crecy, aussi bien les VTT que les forçats ! Nous serons 27 et récupérons la coupe du club le plus nombreux ! Félicitations à tous les présents …et à ceux qui étaient à 8h00 à Magny pour l’accueil des petits nouveaux ! Denis et moi constatons que nous serons 2 dans le Gr2 ! Bon, OK, 2, c’est déjà un groupe !! Nous apercevrons pendant longtemps le Gr1 qui visiblement n’a pas trop envie d’embrayer ! L’allure des 2 est bonne, les km défilent. J’avais envisagé de couper sur le 60 , mais que nenni, pas la peine, ça roule bien! Qq km apres le premier contrôle vers Amilis , nous rattrapons un cyclo non licencié qui habite Coulommes, qui roule bien mais n’a pas trop l’habitude des groupes. Même si le nôtre de groupe est pas bien gros, je lui distille qq conseils. Nous finirons ensemble à Crecy ! Sinon, quoi dire ? Vent dans le dos pour rentrer, un bref moment à allure G1 (38km/h sur le plat !) . Moyenne de 24,7, bien au delà des moyennes habituelles du G2 ! Et à la fin, …. fait chaud ! Arrivée à Crecy à 11h50 pile dans les temps ! Claude
Route Di 27 aout circuit du Multien
Dernier jour de congés d’été pour le VCVE, c’est sans doute ce qui explique le faible nombre de partants ce matin :
Pour le g1 , Philippe et Peppe esseulés se sont disputé la première marche du podium, et on peut voir sur Strava que Peppe est devenu une légende locale, bravo à un de nos italiens préférés du VCVE !
Quant au le g2 décimé par la longue sortie d’hier sur le TCN77 de 150 kms, , nous avons eu la chance de voir revenir Stéphane et d’accueillir Jean-Alexis pour sa 2ème séance d’essai réussie haut la main .
Entourés et conseillés par Régis, de Denis, Marc comme c’est la tradition au VCVE, nous avons parcouru plus de 60 kms dans une ambiance super sympa sur la base d’un Multien raccourci et adapté pour nos prochains licenciés du club, nous permettant aussi de rentrer à 11H30 , donc de bonne heure à Magny pour prendre la photo finale malgré l’absence du photographe officiel, excusé ce jour.
A relever une météo relativement clémente, quoique fraiche quand même ( 12° au départ ), une crevaison de Stéphane qui a permis de vérifier que des pneus non utilisés depuis 5 ans se crevassent en séchant et se fragilisent trop . Mais cela a permis une pause salutaire dans la cote de Fublaines. Il a pu vérifier l’obstination et la solidarité du club pour une réparation en 2 fois et, du coup, éviter le coup de fil à son épouse pour venir le récupérer. Elle a probablement su apprécier à l’insu de son plein gré !….. Et du coup, Jean-Alexis a noté de partir avec au moins un kit de réparation sur lui .
Bref une sortie au top comme toujours avec le VCVE, qui sera sur les prochains forums de rentrée afin de se faire connaitre de futurs compères de cyclotourisme.
pascal Lovato
Paris-Brest-…Rostrenen
Paris-Brest-…Rostrenen
Vincent Aguiléra, le 26 août 2023
Ce 20 août 2023 18h45 je partais pour les 1219km du Paris-Brest-Paris 2023. 48h plus tard, après avoir parcouru 720km et grimpé 7300m, arrêt à Rostrenen. Un nodule de la taille d’un bel œuf de poule s’est développé à l’intérieur de la fesse droite. L’appui sur la selle est devenu très douloureux. Impossible de continuer dans ces conditions. J’essaie d’appeler Claude qui m’assiste dans ce PBP. Il devrait être à Loudéac. Mais… pas de réseau à Rostrenen. En vrai ce village devrait être renommé Louzetrennen, du breton « trennen » le plongeon, et de l’argot « louze », la poisse intégrale (et non pas, amis cyclistes, le col de la Louze). Le plongeon dans la louze totale : perclus de douleur, fatigué, vélo et téléphone en main je cherche désespérément un endroit accessible aux ondes d’une antenne téléphonique. Ce sera sur la pelouse à proximité du centre multimédia. J’informe Claude par SMS puis, non sans mal, l’appelle pour vérifier qu’il les a bien reçus. En vieux briscard du PBP il a bien senti ce matin au départ de Brest que j’aurai du mal à atteindre Loudéac et a choisi d’attendre à Gouarec, 50km avant Loudéac sur le chemin du retour. Louzetrennen est tout près de Gouarec. Claude m’invite gentiment à le rejoindre. Je sais qu’il le fait pour tenter de relancer la machine. Mais non, pas possible. Le rendez-vous sera à Louzetrennen. J’appelle Anne (ma femme). Malgré cinq coupures on arrive quand même à échanger l’essentiel. Et allongé (parce que, je rappelle, tu ne peux plus t’asseoir) sur une pelouse de Louzetrennen à côté d’un vélo, forcément t’es un peu obligé de te dire: mais au fait, pourquoi ?
Alors reviennent en mémoire toutes les belles rencontres et aventures de ces deux dernières années. Les autres dingues de la longue distance rencontré/e/s au hasard des sorties: Ugo, Sébastien, Clément, Yves, Suzanne, François, Géraldine… et tant d’autres, personnalités riches et singulières. Fred, membre depuis un an du VCVE et avec qui nous avons fait équipe sur les brevets 400 et 600 km cette année. Fred: j’espère bien t’entendre dire encore plusieurs fois « P…., j’avais jamais roulé aussi longtemps! ». José, préparateur hors-pair de Solexine, qui m’a si efficacement accompagné sur mon premier brevet 600km en 2022. Le Ventoux et les gorges de la Nesque avec Thierry et Nico. Perpignan-Marseille avec Nico et Claude. Ce voyage solo l’an dernier depuis Font-Romeu jusqu’à Biscarosse. Nos voyages en couple avec Anne autour d’Epernay et le long du canal de l’Ourcq. Et puis le vrai déclic, ce premier voyage sur plusieurs jours avec Claude, Christophe et Caro. Paris-Le Havre-Dieppe-Paris en novembre 2021. J’avais fait mon premier 200 en juin et Claude nous propose tranquillement… 180 bornes par jour pendant 3 jours! Programme qui me paraissait totalement surréaliste. « Mais si, tu verras, le vélo c’est pas compliqué, suffit de pédaler ». Et il avait raison le Claude: c’est passé tout seul, en pédalant quand même un peu.
Alors tu repenses au slogan du PBP: « se dépasser, partager, rêver ». Alors tu te dis que c’est un sacré virus du dépassement de soi que celui de la longue distance inoculé par Claude (n’est-ce pas Géraldine ?). Et tu sais que chaque étape est un dépassement, que chaque marche dans la progression des brevets, de 200 à 600km en passant par 300 et 400, t’apporte son lot d’enseignements: gestion des appuis, de l’eau, de la nourriture, du sommeil, des vêtements, du matériel, du mental, des conditions météo,… Et que du coup, même le cul à moitié dans l’herbe à Louzetrennen, c’est une nouvelle marche que tu viens de gravir. Que, problème d’assise mis à part, les options choisies pour la gestion des autres facteurs (appuis, nourriture, boisson, sommeil,…) sont validées ou que les pistes d’amélioration sont identifiées. Bref, que tu as maintenant 4 ans pour effacer Louzetrennen de la carte.
Revenons au départ, ce samedi 19 août. La veille Claude a récupéré le van aménagé que nous louons pour l’occasion. A 6h du matin nous chargeons mon barda et partons pour Rambouillet. Nous y serons à 7h30. Claude est bénévole de l’organisation. A partir de 11h et jusqu’à 19h il accueillera les participants internationaux, de loin les plus nombreux. Sur les près de 7000 participants au départ de cette édition un peu moins de 2000 sont français. 71 pays sont représentés! Après le retrait du dossard (j’avais choisi le créneau de 8h pour cela) nous rangeons nos affaires dans le camping-car puis je reviens avec Claude vers l’accueil et flâne parmi les participants. Le temps est magnifique, l’ambiance qui règne extraordinaire: des Italiens ont carrément monté un stand « Randonneur Italia », un anglais me fait l’article du Londres-Edinbourg-Londres 2025… Je prends vraiment conscience à quel point le Paris-Brest-Paris, en plus d’être la plus ancienne manifestation cycliste au monde, est l’épreuve reine de la randonnée cylotouriste mondiale. Et c’est bien d’une randonnée dont il s’agit, pas d’une course! Pas de classement. Pour gagner ta médaille en chocolat il faut finir dans les temps : pas trop tard… mais pas trop tôt non plus 😉 La plupart des participants choisissent le délai maximal de 90h. Dans ce cas le délai minimal est de 49h15. Tous les 80km environ des points de contrôle sont prévus pour enregistrer les passages des participants, à la fois électroniquement grâce à la puce fixée sur la plaque de cadre, et à l’ancienne en faisant tamponner ta feuille de route. Les contrôles sont aussi des lieux de ravitaillement et de repos pour les participants qui roulent en autonomie, ainsi que les seuls endroits du parcours à proximité desquels les véhicules d’assistance ont le droit approcher leur poulain (ou leur canasson, suivant l’état de la bête). Nous sommes convenus avec Claude qu’il m’attendrait systématiquement 1 à 2 km après le contrôle. D’expérience il sait qu’il y a souvent moins de monde. En cet après-midi de samedi j’ai prévu d’aller profiter de Rambouillet et du parc du château, non sans oublier auparavant la partie essentielle de l’entraînement: une petite sieste. Blague à part ma stratégie sommeil est de faire des micro-sommeils autant que de besoin, d’une durée comprise entre 10min et 1h, ce dès la première nuit. Ma feuille de route théorique vise un temps total de 84 heures, dont 36 à l’aller et 48 au retour, avec 7h à l’aller consacrées aux contrôles, aux ravitaillement et au repos.
L’ambiance dans Rambouillet et dans le parc du château est magique, en tous cas pour un cyclotouriste. Des vélos (et des cyclistes) partout, de tous les pays, de toutes les couleurs, de toutes les formes. Les plus atypiques attirent l’œil: des vélos couchés, des vélos mobiles (carrément carénés), des Brompton (les célèbres vélos pliants aux petites roues qu’on imagine plus pratiques en ville que sur un PBP), des tandems, des machins ultra-profilés en carbone, des randonneuses acier fabriquées sur mesure avec sacoches cuir et garde-boues alu, des single-speed (pas de dérailleur, un seul et même pignon pour le plat et les montées) et même un FAT (vélo aux pneus ultra-larges) équipé d’un cintre route!
De retour au camping-car je fais connaissance avec notre couple de voisins. Lui aurait souhaité participé mais victime d’un AVC il y a deux ans il s’est proposé comme bénévole à l’organisation. J’apprends en discutant qu’il sera demain avec Claude affecté entre 7h et 11h à la circulation de l’une des portes d’entrée du domaine de Rambouillet. J’en profite pour souligner ici que c’est grâce à l’investissement de plus de 2500 bénévoles tout au long du parcours que cette énorme machine qu’est le PBP fonctionne. Chapeau bas à l’organisation pour arriver à mobiliser et coordonner tout ce petit monde 24h/24 pendant plus de quatre jours. Claude me rejoint un peu avant 20h. Après la journée éreintante qu’il vient de passer je réchauffe le plat que Délia, sa compagne, a gentiment préparé à notre intention et nous le savourons au soleil couchant.
Le lendemain matin, pendant que Claude joue au gendarme, je pars reconnaître le départ et visite à l’occasion les vélos exposés au concours de machines. J’en profite pour discuter avec l’inventeur d’un système de prolongateurs astucieusement conçus pour la longue distance. Claude m’informe qu’il déjeunera avec l’organisation. Après un repas léger sieste (toujours l’entraînement n’est-ce pas) au plus chaud de l’après-midi puis à partir de 15h préparation. Mon départ est à 18h45, je prévois d’être à 17h sur place donc départ du camping-car à 16h30 après un double check avec Claude pour vérifier, l’un comme l’autre, que nous n’oublions rien. Il n’ira pas au sas départ: ce dernier est situé à plusieurs kilomètres du camping-car. Il gagnera de précieuses heures en rejoignant directement notre premier point de rendez-vous à Mortagne-au-Perche. Vu le nombre de participants les départs sont organisés par vagues d’environ 300 participants, vagues réparties entre le dimanche 16h et le lundi matin 5h. En arrivant près du départ je croise d’abord Géraldine, que Claude a incitée à découvrir la longue distance vélo il y a 7 ans à l’occasion d’une randonnée en Seine-et-Marne, la Montapeine. Que de chemin(s) parcouru(s) depuis! Première féminine sur les 2700km de la TransAlpes – Magnus Race en 13j et 9h en 2019, le PBP devrait être pour elle une petite promenade de santé. Nous nous saluons, échangeons quelques mots. Je suis content de la voir impressionnée et ravie de participer. Début juin lors du brevet 600 de Troyes lorsque nous en échangions elle imaginait a priori une ambiance moins susceptible de lui convenir. La magie du Paris-Brest-Paris! Peu de temps après sur la pelouse à proximité du départ c’est François qui m’interpelle. Rencontré dans le milieu professionnel à l’occasion d’une formation nous avons rapidement échangé vélo et PBP. Engagé dans la préparation avec son neveu, ce dernier ne pourra pas prendre le départ pour cause de blessure au séant lors du dernier brevet. Nous discutons en attendant le départ. Viens le tour de la vague L. Le regroupement prend une bonne demi-heure pendant laquelle Thierry (le seul autre inscrit du VCVE cette année), me retrouve et viens échanger quelques mots. Il part en vague O, à 19h30. La vague L s’ébroue et traverse le contrôle technique pour vérification des équipements de sécurité (freins, éclairages, gilet rétroréfléchissant) avant de rejoindre le sas départ.
Une animation sono/speaker occupe les dernières minutes d’attente. Un participant malchanceux vient de crever. A quelques minutes du départ sa fébrilité est maximale, ses mains tremblent, il peine à changer sa chambre à air. Enfin le speaker accompagne les dernières secondes: 10, 9, 8… A 18h45 précises les 270 partants de la vague L s’élancent à leur tour. Les motos à l’avant régulent l’allure sur les premiers kilomètres, tout le monde roule prudemment. Avec les premières ondulations de la route des groupes commencent à se former. Je roulerai pendant plus d’une heure au soleil couchant dans un petit peloton composé principalement d’allemands et d’italiens. Dès les premiers kilomètres des gens en bord de route nous encouragent et applaudissent. Chaque traversée de village est ponctuée d’applaudissements en provenance de la plupart des fenêtres. L’ambiance est vraiment magique. Sans être vive l’allure est relativement soutenue. Elle est en tous cas conforme aux prévisions de mon plan de route. Après 120km je retrouve Claude à Mortagne-au-Perche à minuit. Je mange et repars pour Villaines-la-Juhel à 80km. J’y arriverai à 4h10, jusque-là encore pile-poil dans la feuille de route.
Beaucoup de participants font le choix d’aller le plus vite possible jusqu’à Brest sans dormir. C’est le cas de Thierry avec qui nous avons échangé quelques mots lorsqu’il m’a dépassé entre Mortagne et Villaines. Mais ce n’est pas un rythme qui me convient. Je peux dormir peu, mais il faut que je puisse dormir lorsque nécessaire. Je dors une heure à Villaines et repars à 6h du matin. 10h45, j’arrive à Fougères, mange un peu, discute avec Claude (un peu trop peut-être ;-), fais une micro-sieste de 20 min, puis repars à 11h40. La température monte, l’après-midi va être chaude! Effectivement les 140km jusqu’à Loudéac sont difficiles. J’arrive à Loudéac à 20h, soit 435km depuis le départ et 3900m d’ascension cumulée. Mais l’après-midi au soleil a réveillé le problème que j’ai déjà rencontré, notamment à partir du km 350 sur le dernier 600 en juin, problème qu’au fond je savais non résolu. Un nodule dans la fesse droite qui gonfle et prend des proportions significatives, rendant tout appui sur la selle très délicat. Je commence à passer beaucoup trop de temps en danseuse, et ce n’est pas tenable pour la suite, poignets et tendons d’Achille prendraient cher. Pas très engageant pour traverser les monts d’Arrée. Je décide d’avancer au maximum dans la nuit pour profiter de la fraîcheur relative. La douleur diminue. J’arrive à Carhaix à 1h00. Les paupières sont lourdes. Je repartirai à 3h30 et arriverai à Brest à 8h45. Il m’était impossible d’envisager que Claude ne voie pas Brest et le mythique pont Albert-Louppe, ne serait-ce qu’en souvenir de ses passages lors des nombreuses éditions précédentes auxquelles il a participé. Hasard ou providence, c’est sur le pont que ce matin Claude croisera Géraldine. Nous profitons des belles conditions météo pour faire un vrai petit déjeuner avec café au lait et croissants au pied du pont. Les souvenirs remontent. C’est à Brest que Claude a abandonné lors de son dernier PBP, laissant Nicolas affronter la route du retour pour sa première participation. Instant émotions !
Au final le retard sur la feuille de route initiale n’est « que » de deux heures. Je dors une petite heure et repars pour Carhaix à 11h. 93km, 1310m de dénivelé positif, la fatigue accumulée, la chaleur, la douleur, l’impossibilité maintenant de tenir sur la selle. Je mettrai six heures dont deux micro-siestes de 10 et 20 min. L’arrivée à 17h me permet de maintenir l’écart de deux heures à la feuille de route théorique, mais je sais que c’est la fin. Mon tendon d’Achille droit et très certainement mes poignets ne supporteraient pas plusieurs centaines de km supplémentaires en danseuse, et les cuisses elles aussi commencent à chauffer. J’essaie de continuer jusqu’à Loudéac où devrait m’attendre Claude. Je lui avais à mi-mot glissé ce matin que si j’abandonnais j’essaierai de faire ça bien, à Loudéac, contrôle qui connaît traditionnellement le taux d’abandon le plus élevé, à tel point que des bus sont prévus par l’organisation pour faire la liaison avec la gare!. Mais après avoir mis 2h30 pour faire 23km, longue pause repas comprise, je mets un point final à cette première tentative en arrivant à Louzetrennen.
Sur le chemin du retour nous nous arrêtons au contrôle de Loudéac pour que je signale mon abandon. Puis nous trouvons un petit resto pour fêter ça dignement. On ne va pas se laisser abattre quand même!
Bon, mais au fait, pourquoi ?
« Se dépasser »: bien sûr, franchir des limites que l’on croyait inatteignables, se battre, ne rien lâcher. Mais cela reste du domaine du sport, de celui de la performance, du « citius, altius, fortius ». Certainement éphémère, futil et vain. Sans grand intérêt donc. En imposant un temps minimum le Paris-Brest-Paris élimine pour une bonne part la course à l’échalote et les travers égotiques de la compétition.
« Partager »: bon, je ne te ferai pas le détail des échanges sur le groupe WhatsApp « famille/amis » alimenté par Claude depuis samedi pour tenir mes proches informés, où encore de ceux sur les groupes du club. Mais si le mot partage a un sens, je n’en vois pas guère d’autre que celui là!
« Rêver »: un voyage à vélo laisse des souvenirs beaucoup plus intenses, extraordinaires et forts que n’importe quel autre voyage. Il suffit d’une image pour se rejouer tout le film, comme si l’action mécanique et répétitive du pédalage, accompagné des cliquetis de la machine, contribuait à graver la pellicule de ta mémoire bien mieux que le vrombissement inhumain de tout engin motorisé. Je reviens du PBP avec tant d’images, de souvenirs! Je sais que longtemps dans mes rêves je continuerai à rouler près de ce couple d’américains en tandem venus de Denver avec qui nous avons parlé pendant quelques kilomètres du Colorado ; à savourer l’immense et indicible plaisir des descentes de nuit, simple maillon d’une immense chaîne de loupiotes rouges et blanches glissant rapidement dans un sifflement feutré ; à m’éloigner précautionneusement au petit matin des cyclos, souvent asiatiques, littéralement endormis sur leur vélo et capables à tout moment de tomber d’un côté ou de l’autre ; à me demander en rattrapant un groupe de trois italiennes comment il est possible d’avoir encore autant de choses à dire après 500km sur une selle ; à sentir sur la peau la condensation de la rosée au moment où le soleil commence à apparaître ; à m’enivrer enfin, au sortir de Brest, de l’odeur de marée. Bref, des milliers d’impressions de chacun des sens qui vont pendant longtemps accompagner mes rêves de voyages futurs.
Pour finir: total respect Thierry pour ta gestion de ce PBP, l’expérience a parlé ! Un grand bravo à toi François. La prochaine fois tu verras Carhaix, et puis Brest. Et puis félicitations à toi Suzanne. Tu es revenue jusqu’à Rambouillet! Souviens-toi il y a à peine un an, lors du comité départemental, quand tu me disais vouloir faire le PBP mais n’avoir jamais roulé plus de 100km. Et puis évidemment: à toi Claude. Tout le mal que je nous souhaite mon Claude, c’est de pouvoir recommencer dans 4 ans! Et avec toi qui me lis je veux partager ce livre magnifique, très beau cadeau de la part de Anne à mon retour : « Le coureur et son ombre » d’Olivier Haralambon. Un peu de lecture, ça ne pourra pas te faire plus de mal que TikTok. Et puis, je suis certain que tu te demandes encore : mais au fait, pourquoi ?
Route di 13 août circuit de Montreuil
Une belle petite affluence pour ce dimanche d’août avec le circuit le plus accidenté de l’été .
Une bonne météo annoncé, cela facilite aussi les choses.
Depart cool. les groupes ont du mal à se séparer.
un trio g1 se détache à partir de Montry, un trio g1 bis roulotte et se fait reprendre à un feu de quincy par le g2 .
on papotera ensemble jusqu’à Villemareuil.
pour notre trio 1 bis, un plaisir de faire ce circuit avec des routes que l’on n’emprunte que sur ce parcours: Cocherel, Dhuisy, Montreuil, Luzancy et la longue côte de Vauharlin le Tillet, la montée de Jouarre par Courcelles.
Retour à 12h15 pour le g1 bis.Le g2 est arrivé quasi à l’heure.
Thierry M
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