A la recherche de balade exotique, nous voici partis, Christelle & moi ce mercredi 3 juin 2026 pour une sortie de nuit. Départ à 18h en compagnie de Claude pour une boucle de 60 km qui nous ramènera à Coupvray et après un au revoir à Claude, nous voilà lancés vers la Seine et Marne sud .
Après une dizaine de jours de météo idyllique on part sous un petit crachin qui se transformera rapidement en une bonne pluie accompagnée d’un fort vent de face. A Châtres la vraie nuit nous rejoint, la pluie est dense, le vent de face se renforce. Le dérailleur avant se met de travers, on répare sous la pluie, à la frontale. On repart. Le temps devient désastreux avec ces douches qu’on prend en pleine figure. Je commence à m’interroger. Pendant quelques minutes ça tourne dans ma tête, on continue ? On rentre ? J’aurais été seul j’aurais fait demi-tour. Je demande à Christelle. Je me doutais un peu de sa réponse tant son enthousiasme est débordant. On continue. Et la suite lui donnera raison.
A 360° les nuages sont épais, noirs, éclairés pas la lune qui se lève. L’impression est sinistre et on en prend plein la figure. J’ai un bon éclairage, je vois bien les indications du GPS, on trace. Guignes, Fouju, à minuit pile le château de Blandy où on avait prévu de manger. Mais Christelle me fait remarquer justement qu’il vaut mieux continuer à l’extrême sud de notre boucle pour avoir le vent dans le dos après notre repas. La route est calme, à part le vent il n’y a pas de bruit, les oiseaux dorment, seuls quelques cris de bêtes dans les champs qu’on aimerait bien identifiées parviennent à nos oreilles. On trace toujours et on sait que dans quelques kilomètres on va – manger – tourner pour revenir dos au vent. Entre Le Chatelet en Brie et les Ecrennes on trouve un bel abri avec un banc pour manger au sec. La galère continue en dehors du vélo. Impossible d’ouvrir ma boite dans laquelle m’attends mon repas. On tire, on pousse, à 2 mains, à 4 mains, avec les dents. Je sors les outils, Christelle tire avec la pince, je fais levier avec le tournevis. Après 10 longues minutes d’efforts !!!! le couvercle cède enfin et on peut déguster un délicieux hachis parmentier encore tout chaud.
On remonte vers le nord. Maintenant c’est que du bonheur avec le vent dans le dos, la route presque sèche. On est en forme, pas de fatigue ressentie. On a l’impression d’être comme sur une sortie de jour…sauf que c’est la nuit. Mormant, Chaumes, Fontenay-Trésigny. On n’a même pas envie de rentrer. A 2 heures du matin on décide d’allonger un peu le parcours. Et pourquoi pas le mur de Tigeaux pour finir ? J’arrête la trace sur le GPS et on y va à tâtons mais à Marles en Brie qui n’est pas éclairée j’ai du mal à trouver mes repères et je loupe la bonne route. On retrouve finalement le bon chemin qui nous emmène à Crèvecœur, Mortcerf, Dammartin. C’est ainsi qu’à 3h du matin on se retrouve dans le mur de Tigeaux. C’est bien à cette heure là y’a pas de voitures, on peut monter plus vite et en chantant. Allez, il va falloir rentrer et nous arrivons à notre destination à 4h du matin après 185 km.
Quels enseignements tirer de cette première expérience ?
Avec un bon éclairage, un GPS lisible, peut-être un peu plus d’attention aux intersections et dans les villages, une énorme motivation, ce n’est pas plus difficile qu’une sortie de jour et surtout beaucoup plus tranquille au niveau de la circulation (même si on n’est jamais à l’abri d’un chauffard fêtard bourré)
Au niveau performance, on est à peu près sur celles d’une sortie de jour (à conditions climatiques équivalentes).
Actuellement sur nos sorties on est assez bien en roulant mais on n’est pas bon sur la moyenne avec les arrêts. On a encore beaucoup de travail.
Et puisque on n’est pas qu’un peu fous, mais complètement « fadas » comme l’on dit certains 😉! Après 4h d’un bon sommeil nous sommes repartis le lendemain à 10h pour une petite sortie de 120 km (toujours dans le vent mais cette fois au sec) …mais ceci est une autre histoire…
Christelle et Dominique