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Vélo Club Val d'Europe

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[Route] Paris Brest 2019 – 18 au 22 août 2019

23 août 2019 by Emmanuel Vitrai

Paris Brest 2019, 1 220 km, 12 232 m de dénivelé, 6 700 participants, 1500 français, 67 nationalités, le vainqueur l’a fait en moins de 45 h. Départs sur 2 jours, pour ceux qui partaient pour 80 et 90 h max, le dimanche 18 août et pour ceux en 84h max, le lundi matin 19 août.
Majorité d’européens, allemands, italiens, espagnols, mais aussi beaucoup d’asiatiques, indiens qui n’avaient pas forcément tous passés les brevets, on a vu des abandons après 150 km… On parlait plus anglais sur le vélo que français, on voyait de pancartes free coffee, water sur les bords de route et sur les contrôles, les bénévoles avec une moyenne d’âge > à 65 ans avaient un peu de mal à communiquer, mais une ambiance internationale exceptionnelle.

J-1
Départ en train de Montparnasse pour contrôle technique des vélos à 12h45, je prends large car je pars à 10h. Déjà dans l’ambiance car toutes les places de vélo dans le train sont prises d’assaut par des PBP, essentiellement des étrangers.
Arrivé à Rambouillet, le trajet vers la Bergerie se fait sous des trombes d’eau, résultat, j’arrive avec les gants, chaussures et chaussettes trempées, pas le top pour partir.
Contrôle technique sans problème, récupération des plaques et autres formalités administratives, déjeuner avec Claude et Marc, puis Laurent nous rejoint.
On passe le reste de la journée à profiter des départ en vague, allons supporter Nicolas qui part seul vers 19h, on a loupé Thierry parti 2 h avant.
Nuit sur place, sur des lits de camp, sommaire mais pour 13€ on ne peut pas tout avoir.

Jour J
Lever à 4h, pas besoin de réveil car j’étais réveillé depuis 2h30, le stress du départ sans doute. Petit déjeuner copieux, on récupère les vélos, derniers préparatifs et on se dirige vers le SAS de départ dans la nuit noire. La température est très bonne. Dans la file d’attente, bizarre, alors que je n’ai pas stressé jusqu’à maintenant, je commence à psychoter, je crois avoir mal au ventre, au genou… Laurent veut que l’on se place derrière les voitures qui ouvrent la course pour éviter de se retrouver dans le gros peloton, alors on se place toute de suite dans les starting-blocks.

Rambouillet – Mortagne au Perche (120 km) ↑1116 ↓-1029
Départ sur les chapeaux de roue dans la nuit noire, c’est magique et nouveau pour moi de rouler avec des centaines de vélos, les motards suiveurs… on remonte plein de coureurs sur les premiers km à une moyenne de 30-35, c’est un peu vite pour moi, je le sais mais bon j’essaie de rester dans la roue de Laurent. J’entends des « les gars, il reste 1200 km à faire! ». Au bout du km 30, je m’aperçois que ce n’est pas Laurent qui est devant moi, il fera l’étape avec une moyenne de 30km/h, je réduis donc la vitesse et me mets dans des groupes dans une allure de croisière rapide quand même. Km 58, je m’arrête pour discuter avec Philippe, mon frère, qui est venu me supporter en voisin, ça fait juste une pause à la moitié: parfait. Je repars et dans l’euphorie me plante dans le trajet, comme je ne voyais plus de coureurs devant moi, vérification sur openrunner pour m’apercevoir que je devais revenir sur mes pas, mais pas trop grave, j’ai fait maximum 1 km en plus. Le reste de l’étape est fait en partie seul ou dans des petits groupes de 3-4 personne, notamment avec un américain qui roule en fixie! Je discute avec quelques coureurs, ça aide avec un léger vent 3/4 face, et j’arrive à Mortagne en 5h avec une bonne moyenne pour moi de 26 km/h. Laurent est déjà arrivé depuis 1 heure. On se ravitaille, pâte et sucre, et on repart après 30 mn, je me sens bien.

K 120 Mortagne au Perche – Vilaine le Juhel (98 km) ↑979 ↓-1043
Étape interminable avec un enchaînement de bosses et un vent de face qui nous obligent à rouler dans les roues. On roule dans des petits groupes, et on prend les relais, on ne passe pas encore des villages avec une grande ferveur qui aurait pu nous donner un peu de boost. On arrive finalement à Vilaine. Preuve que j’y ai laissé des plumes, lorsque j’arrive à Vilaine La Juhel, je ne vois pas Claude à l’arrivée et après le pointage, ayant mal lu le SMS de Claude, je pars dans le mauvais sens avant de m’arrêter, lire correctement le message et de rebrousser chemin pour retrouver Claude et Laurent qui se demandaient si je faisais la gueule. Non, ça m’apprendra à ne pas survoler les explications, résultats les 3 œufs au plat préparés par le Chef Claude sont froids. Après s’être restaurés, on se repose quelques minutes et on repart.

K 219 Vilaine -Fougere (89 km) ↑847 ↓-939 Le vent est moins fort, et l’étape doit se passer
sans difficulté majeure puisque ma mémoire fait
défaut pour cette étape, on arrive en début de
soirée à Fougères, nous restaurons et dormons 1 h avant de repartir à la tombée de la nuit.
La voiture suiveuse, c’est toute une logistique, finalement on dormira sur les sièges avant car tout enlever à chaque fois, c’est trop et de toute manière on s’endort n’importe où quand on est crevé

K 308 Fougères – Tinteniac (54 km) ↑427 ↓-479
On est arrivé en Bretagne, très vite, on est rattrapé par la pluie, une vraie bruine bretonne, pas forte mais juste assez pour nous emmerder. J’enlève finalement mes lunettes, car avec les phares dans la nuit et la fatigue, ça devient difficile mais les jambes vont bien. On croise les premiers, de mémoire 3 coureurs avec les motos de sécurité derrière: nous, on n’a plus vu une moto depuis Vilaine. La Bretagne ce n’est pas que la pluie, c’est une ferveur dans tous les villages, on est applaudi partout, dans un village une centaine de personnes nous encouragent, des enfants avec des paniers remplis de gâteaux qu’ils nous offrent, malheureusement on ne peut pas s’arrêter partout si l’on veut finir dans les temps.
Je commence à avoir mal au fessier, je pense que c’est la crème anti frottement qui en fait m’irrite, erreur de débutant, j’ai changé de marque et c’est la première fois que je l’utilise. Pour le 600, je n’avais pas réellement eu de souci. Et à partir de maintenant et jusqu’à la fin, je vais faire de la gestion de mon assise sur la selle ( !), heureusement, j’ai une bonne selle en cuir, si ça peut compenser.

Arrivé à Tinténiac, les jambes vont toujours bien mais je vais à l’infirmerie, les secouristes de la Protec me mettent une « seconde peau » et me promettent que je ne devrais plus avoir de souci mais au cas où, devrai aller voir leurs collègues à Loudéac…
Ravitaillement et on repart.

K 362 Tinteniac – Loudeac (84 km) ↑826 ↓-729
Première partie sans trop de difficulté dans la nuit, on enchaine les bosses à notre rythme, la température a baissé et on sent l’humidité du début de nuit. Km 26, on s’arrête à Quedillac pour prendre un café et un μsommeil (5 mn) et on repart.
Les premières minutes sont difficiles car il faut se réchauffer, même si on ne s’est pas arrêtés longtemps, c’était suffisant pour se refroidir. On pédale encore une bonne heure 1⁄2 et on s’arrête 1⁄4 d’heure dans un village avec un bar monté exprès pour le Paris Brest et des bretons suffisamment accueillants pour que l’on prenne une soupe bienvenue pour se réchauffer.
Mais le redémarrage est très difficile et les derniers km, 20, 30, je ne me rappelle plus mais je me souviens de claquer des dents pendant d’interminables minutes et de finir le trajet vers Loudéac vers 6H du matin sans être capable de réellement me réchauffer. Arrivé à Loudéac, après le contrôle, direction l’infirmerie où l’on me remet une nouvelle 2ème peau après nettoyage des féfesses de Manu, et dire que les secouristes sont bénévoles : respect.
Ravitaillement, courte sieste et on repart. On a fait 448 km en 24h, on est plutôt en avance sur nos prévisions mais attention on a dormi qu’une heure.

K 446 Loudéac – Carhaix (77 km) ↑869 ↓-856
On repart à l’aube avec une cote interminable (plusieurs km) et pentue et tout le parcours est un enchainement de bosses sans réel moment de repos mais la température est bonne, les bretons nous encouragent et la campagne est jolie : ça aide, arrivé à Carhaix, on se restaure, croisons Nicolas qui est déjà sur le retour alors que Thierry le 4ème du club a abandonné la veille vers Carhaix. Il fait plutôt chaud mais ça reste des chaleurs bretonnes. On repart, les Monts d’Arrée nous attendent.

K 523 Carhaix – Brest (89 km) ↑1033 ↓-1139
La montée est longue mais pas très pentue, donc une technique : profiter de la beauté de la forêt, du village de Huelgoat, de son petit lac et éviter de regarder trop loin devant car c’est très très long pour arriver à Roc Trévézel.

La descente vers Brest est très agréable d’autant plus que l’on croise les autres coureurs qui sont dans la montée dans l’autre sens. On a les plaisirs que l’on se crées ! Mais ensuite, l’arrivée vers Brest me paraît très longue, Laurent est loin devant moi et je n’arrête pas de relancer pour le garder en vue… On arrive enfin sur le pont de Brest : le grand Kiff

Mais pour aller au point de contrôle, on se tape une belle cote qui coupe les pattes car mentalement je me croyais arrivé mais il y avait encore qq km à parcourir. Ravitaillement sur un parking de centre commercial qui fait l’attraction des badauds et incite à la discussion…

K 612 Brest Carhaix (86 km) ↑1080 ↓-974
On repart de Brest avec un beau temps en fin d’après-midi, passons par Landerneau, des coins que je connais bien. Et on remonte vers les Monts d’Arrée, faut être un peu barge pour se taper le Roc Trévézel 2 fois dans la journée. Mais finalement, ce n’est pas si dur car peu de pourcentage (j’en profite dans la montée pour lire mes SMS, ce n’est pas très prudent mais ça détourne l’esprit de l’effort et à 12 km/h on ne prend pas de grands risques). Ensuite pour l’essentiel ça descend et l’arrivée sur Carhaix se fait à des vitesses élevées en début de soirée (record 70 km/h).
Arrivés à Carhaix, contrairement à ce que l’on avait pensé, on est trop fatigué pour repartir, on décide donc de se restaurer et de dormir 2 heures.

K 698 Carhaix – Loudéac (86 km) ↑996 ↓-1011
Réveil à 2 h et départ 15 mn après, c’est violent, j’ai l’impression que mes genoux vont se péter en deux, que je ne vais pas faire plus de 5 km et puis le corps se remet en place, la nuit est tiède. On se fait rattraper par un groupe qui roule bien et on se met dans leurs roues avec leur éclairage surpuissant, ça facilite l’étape. Les températures baissent en fin de nuit mais tant que l’on ne s’arrête pas c’est supportable. A un moment, on se plante de direction, le fléchage est super bien fait et si on ne voit pas d’indication dans un village, faut se poser des questions, heureusement openrunner est là et comme j’avais un doute, après vérification, on rebrousse chemin pour croiser un autre groupe, des nantais, qui connaissent Champ sur Layon (!), mon village de naissance dans le M&L, et on roule ensemble pratiquement jusqu’à Loudéac avec sur la dernière partie du parcours des descentes techniques dans lesquelles il vaut mieux rester concentré si on ne veut atterrir aux fraises.

K 784 Loudeac – Tinteniac (87 km) ↑734 ↓-830 Je fais réviser mon vélo car le décathlon premier
prix a atteint ses limites, les vitesses passent mal
et c’est pénalisant surtout dans les montées. On
voit plein d’abandons, les vélos sont mis dans des sacs plastiques et une navette emmène en continu les coureurs au TGV: on est chanceux car relativement en forme au km 784.
On repart tranquillement vers Tinténiac avec un contrôle secret à Quédillac. Arrivé à Tinténiac, je repasse à l’infirmerie pour soin des féfesses, ce sera le dernier passage aux soins. Ravitaillement sous un beau soleil et on repart…

K 846 Tinteniac – Fougères – (54 km) ↑487 ↓-438
Cette courte étape se fera sur un bon rythme, on croise un coureur breton du coin qui nous met dans sa roue, je discute avec un brésilien qui vient de Curitiba, et ça me ramène à mes vacances au Brésil… L’arrivée sur Fougères est un peu dangereuse car il y a pas mal de circulation et le contrôle est en plein centre de Fougères. Bon ravitaillement, avec des pates bolognaises, Claude est en mode amélioration continu, c’est son passé Alstom qui revient.

K 899 Fougères – Vilaine La Juhel – (89 km) ↑956 ↓-864
En sortie de Fougères, la montée est interminable, plusieurs km avant d’arriver dans un village où on fait une pose WC et prenons le temps de discuter avec les personnes qui offrent gâteaux, fruits, souvent des retraités et leurs petits-enfants. On repart et peu après on rejoint, une cycliste avec qui on a déjà fait un bout de chemin entre Loudéac et Tinténiac pour l’aider car elle était à la ramasse. On discute pas mal, et on s’arrête à 30 km de Vilaine pour prendre une glace dans un village sympa, mais son coach arrive et lui dit de remonter sur son vélo dare dare si elle ne veut pas louper son Paris Brest… Je ne comprends pas tout dans la stratégie, on a au moins 3 heures d’avance sur le temps maximum, je ne vois pas comment prendre une pause de 15 mn met en péril son PBP, mais bon c’est ma première expérience. Je repars, bien en jambes pour faire les 30 derniers km, dans le début de soirée pour finir de nuit et arriverai à Vilaine à 22h30. Petite frayeur dans une cote car ma chaine saute et reste coincée dans le dérailleur AV, à la lampe frontale, je regarde, heureusement, plus de peur que de mal, j’arrive à remettre la chaine et repars pour enchainer les cotes et les descentes techniques et passablement dangereuses. On n’est arrêté par les gyrophares… un anglais a eu un accident, en plus il roulait sans casque. Arrivé à Vilaine, j’appelle Claude et profite de l’ambiance de ce contrôle, c’est une vraie fête de village, s’y mélangent les coureurs et toute une population de tous les villages alentours car le Paris Brest est une date dans la région et on y vient pour y faire la fête. Je prends des sandwichs et repars.

K 1073 Vilaine La Juhel – Mortagne au Perche (84 km) ↑878 ↓-816
Laurent veut repartir tout de suite, mais je sens que je dois dormir 1 heure, finalement, je ne dors que 20 mn et on part dans la nuit noire vers minuit passé. Les premiers km se font à une bonne allure mais au bout de 2 heures, j’ai un coup de pompe comme je n’ai jamais eu, j’ai froid, envie de dormir, et je sens que je perds en lucidité, je n’arrive plus à passer les vitesses correctement, vois mal… Je dois m’arrêter, finalement, on s’arrête en pleine campagne sur le bord de la route et on s’endort, j’aurais dû prendre la couverture de survie car on se pèle, il fait froid et humide.
On repart après 10 mn 1⁄4 d’heure, je ne me souviens que tout
le reste du parcours va être l’enfer, c’est ce qui s’appelle
puiser au fond de ses réserves, je mange le sandwich que
j’avais gardé de la veille, mets la musique (ERA) bref, tout ce
qui peut m’aider à ne pas abandonner, ce serait con: si près
du but mais j’en bave vraiment, on parle du mental qui fait la
différence pour le Paris Brest, ça doit être ça… Mais
honnêtement, à ce stade, la frontière entre continuer ou
abandonner doit être très ténue. En plus, sur les 20 derniers
km, il y une sorte de brouillard, brume, qui me fait claquer
des dents et l’arrivée sur Mortagne se fait via une cote qui
me paraît interminable, mais finalement, à la gnaque, je vois
les lumières du contrôle, pose le vélo dès que je peux, vais au
contrôle avec Claude qui attendait, et me couche par terre
illico et m’endors la seconde d’après.

K 1040 Mortagne au Perche – Dreux (77 km) ↑642 ↓-807
Après 3⁄4 d’heure de sommeil, on repart, le moral est revenu au beau fixe, c’est bon il reste 100 km, à faire en 11 heures, c’est dans nos cordes. On roule plus lentement, il y a pas mal de cotes en sortant de Mortagne et les corps sont fatigués après 3 jours et 3 nuits, mais le moral est super bon, ça y est, on voit le bout et en plus la température est agréable. On passe un village où un bar a mis une grande table devant avec café et pains au chocolat, Laurent qui est devant moi ne s’arrête pas… merde, je me serais s bien arrêté pour profiter des derniers moments du PBP. On arrive finalement à Dreux, où Philippe et Titouan m’applaudissent en larmes, super émus… non, j’en rajoute un peu sur le coup.
On profite et prend le temps de se restaurer longuement, c’est bon, on l’a fait, il ne reste que 44 km.

K 1175 Dreux – Rambouillet (44 km) ↑356 ↓-276
Les derniers km se font à une vitesse de tortue, la décompression, je roule avec Laurent mais à un moment il s’arrête pour prendre un doliprane donné par un autre cycliste et je file. Mais je ne le reverrai plus jusqu’à l’arrivée, je ne comprends pas, est-ce qu’il m’a doublé quand je m’étais arrêté pisser ou quand on s’est un peu paumé à l’arrivée sur Rambouillet. Bref, j’arrive seul à Rambouillet, en fait Laurent a cassé sa chaine juste après que je l’ai quitté, et il n’avait pas de dérive chaine, moi si… mais, on finit tous les 2 avec 4 heures d’avance avec la banane ; ça y est, je l’ai fait, et ce pari à la con fait il y a 1 an, à savoir toiser Claude à la fin d’un repas bien arrosé en lui disant que je ferais le PBP avec lui s’il le faisait… est devenu réalité.

K 1219

Classé sous :Récits longues distances

[Route] Paris Brest 2019 – 18 au 22 août 2019

22 août 2019 by Laurent Mercier

Paris Brest Paris c‘est pas du gâteau !

4 du VCVE ont réussi les brevets pour participer à ces jeux olympiques des cyclotouristes qui se tiennent tous les 4 ans. Cette année, départ à la Bergerie Nationale de Rambouillet -78- Au programme, 1219 km et 10200 m de dénivelé en 80, 84 ou 90 h selon l‘heure du départ. 6673 participants, 66 nationalités, parmi eux, 1600 Français (24 % seulement) et 534 femmes… (j‘ai lu sur internet que la récente vainqueur de la race accross America, a pris le départ du PBP venant de Brest … à vélo !!).

Départs en 26 vagues (plaques de A à Z) de 300 du dimanche 18 à 16h au lundi 19 à 5h30.

Au départ, des vélos de toutes sortes, du plus élaboré au plus fantasque (un Breton s‘est fait voler son vélo à 10000 euros sur un contrôle)… vélo carènés, couché, pliant, pignon fixe, roues 12 pouces, VTT (Président faut que tu motives tes troupes pour dans 4 ans !) et même un fat bike, ce gros pneu gonflé à 1,5 bar ! J‘ai vu des vélos pourris qu‘on ramasserait pas sur une décharge (appartenant notamment à un hindou ). Beaucoup ne rallieront pas l‘arrivée et j‘ai du mal à comprendre comment certains rajoutent de la difficulté là où y‘en manque déjà pas ! Le masochisme poussé à l‘extrême…

Je prends avec Manu le dernier départ à 5h30, après une nuit passée sur place. Il fait nuit mais il fait bon, un super temps pour faire du vélo : on va être servi ! Tout de suite ça part vite, malgré les motos ouvreuses qui sont sensées réfréner l‘allure, mais l‘adrénaline et l‘impatience jouent à plein. Des vagues de 300, c‘est beaucoup trop, surtout que beaucoup savent pas rouler, ont peur et font des vagues. Sur la série X partie 1⁄2 h avant nous, une chute en a envoyé 6 à l‘hosto. Je dis à Manu de remonter les cassures pour choper les bonnes roues et s‘éviter de prendre les relais. Quand le jour arrive, Manu a sauté, je suis dans un groupe d‘une quinzaine avec qui je remonte des pelotons partis avant nous, grisant !! A Mortagne (120 km) atteint en 4h, je rejoins Claude qui nous assiste sur ce PBP, vivant par procuration cette épreuve qu‘il a courue 5 fois. Il nous installe deux chaises longues à chaque contrôle, nous prépare à manger…C‘est grâce à lui qu‘on parviendra au bout de cette épreuve.

Dans les premières heures, plusieurs chutes, un Américain qui a heurté un blaireau, un Russe qui est tombé sur les dents, un neo Zélandais,,, venir d‘aussi loin pour abandonner si vite !

Finalement, on repart ensemble avec Manu pour Villaines la Juhel -53- sur un tronçon“mal plat“ et mauvaise surprise avec un vent 3⁄4 face gênant. Thierry, parti la veille, informe par tel que sur la Bretagne, c‘est pire et que le vent est de face ! Moment de doute, on se dit que la partie s‘annonce plus coriace que prévu. Car côté météo, on sortait de 20 jours pourris sur la Bretagne, avec de la pluie, du vent jusqu‘à 90 km/h, du froid …Le beau temps était annoncé le jour même du départ du PBP, le bol ! Quoique le matin du départ on a pris un orage 5 XL sur Rambouillet, mais le soleil est vite revenu et les premiers sont partis sur des routes sèches.

Inexplicablement, quand on est reparti de Villaines, le vent est tombé, OUF !! On arrive à Fougères avec la nuit, où Claude nous attend pour une soupe. Une heure de micro sommeil et on repart, après que notre coach nous ait dit : “ça va monter et il devrait pas pleuvoir !“. Forts des conseils du coach, on repart. A peine sorti de Fougères on est pris sous la pluie sur une route résolument… plate !! On a bien rigolé. Ca a duré 1/2h environ et ça n‘a pas empêché les Bretons de nous encourager en pleine nuit pour nous offrir à manger et à boire. Vraiment sympa ! La deuxième partie de nuit par contre a été glaciale (4 degrés) avec du vent qui nous congelait. C‘est à 22 km de Tinténiac qu‘on a croisé les 4 premiers, déjà sur le retour. Au petit jour, on arrive à Loudéac à 5h50, Il fait encore froid mais beau. On mange et on consulte tous les deux la sécurité civile pour le mal à la selle, déjà !! On repart et on arrive à midi à Carhaix sous le soleil, On croise Nico, qui revient déjà de Brest. A ce moment, un journaliste du Télégramme de Brest nous demande s‘il peut faire un reportage sur nous, qui paraîtra le lendemain, On accepte, il nous questionne, prend un dizaine de photos et s‘en va. Le lendemain, on regarde le journal, il y a un super article sur le PBP, mais pas de photos de nous. Finalement, Claude lit l‘article, et il y a deux phrases qui parlent de … Claude ! Le seul qui roule pas. Lol moi qui avait vendu à ma femme par tel qu‘on avait un article sur nous !

L‘accueil des Bretons a été exceptionnel. Sur le bord des routes, de jour, de nuit, à nous offrir à boire ou à manger gratuitement… j‘ai vu devant une maison la nuit, une lampe tempête qui éclairait de l‘eau, du coca, des bières (? c‘est dans 4 ans qu‘il y aura des VTTistes du VCVE !) et le panneau : “servez vous“. Cette année où les Français sont sous représentés, ils écrivent “coffe, water, free“ plutôt qu‘en français. Au sommet d‘une bosse, je vois un ado avec sa mère qui distribue de l‘eau, je lui demande de remplir mon bidon, le gamin se tourne vers sa mère :“Maman, y‘a un Français !“. Manu arrive, demande la même chose,“Maman deux Français !!“. Mais le point d‘orgue de l‘accueil fut à Brest. De partout, on nous encourage, félicite, on nous offre à boire (je vois encore un petit garçon timide qui tient sa bouteille d‘eau et qui n‘ose pas la proposer, des jeunes filles qui nous tendent de l‘eau …) car nous sommes les dernières vagues, les 6000 ème ! Ils pourraient se lasser mais non, on est reçu comme des rois. Pas un automobiliste, que pourtant on gêne, ne s‘énerve, et s‘il klaxonne, c‘est pour nous encourager !

On mange à Brest à 17h30 sur un parking de supermarché, où là aussi on nous félicite. On repart pour Carhaix où on arrive à 22h30. L‘idée est de poursuivre sur Loudéac, mais Claude voyant nos yeux éteints, nous conseille sagement de
dormir 2 h dans sa voiture. Sage décision, on tient plus debout. Après 41h, on a dormi deux fois 1h, en début et fin de la 1ére nuit. C‘est “la“ difficulté de l‘épreuve, gérer son temps de sommeil. On repartira plus frais dans une nuit fraiche mais beaucoup moins que la première, pour arriver à Loudéac à 7h15, sous le soleil.

Re passage à la protection civile, on morfle !.Tinténiac est rejoint à 13h, Fougères à 16h sous 28 degrés !! Là des Asiatiques sont habillés comme nous les très gros hivers, surchaussure, gant d‘hiver, veste chaude, gilet fluo … Manu leur demande s‘ils ont pas chaud, ils répondent : “chez nous il fait 40 degrés !“ Il demande à un Honk Kongais comment il s‘entraîne (le pays est sururbanisé et fait 70 km du nord au sud), il répond :“ on cherche une route de 10 km un peu tranquille et on fait des allers retours dessus ! “ Il y a 25 représentant de Honk Kong cette année.

On s‘élance pour les derniers 300 et notre dernière nuit sur le vélo. Elle sera plus douce au niveau de la température, mais le manque de sommeil va nous frapper tous les deux, dans la Sarthe où une interminable ligne droite de 30 km avec des centaines de feux rouges vont nous détruire les yeux. Avant Villaine, un Anglais a chuté dans une descente sans casque (pas obligatoire) l‘ambulance a retardé le peloton de Manu pour le charger. On mange à Villaine et c‘est la digestion combinée au sommeil qui va faire de cette nuit la plus longue depuis le départ. A un moment, on s‘arrête et on s‘endort tel que sur la route comme des clodos, ivres de fatigue. Partout dans les fossés, des cyclos pioncent … Un gars est allongé dans l‘herbe perpendiculaire à la route, la tête à la limite de la route … Comme un mec qui veut se suicider et qui ose pas ! Finalement on repart mais on sent qu‘on a moins la pêche, de mental. Le grand coup de mou du PBP 2019 … Avant Mortagne, on chope des brumes froides, jusque là il faisait bon. Au contrôle, vers 4h/5h, des centaines de cyclos dorment à même le sol, sous les tables, là où y‘a de la place …Tout le monde est rincé, dans un triste état. On dort avec Manu 1h30 et on repart avec le jour, avec le mal à la selle aussi ! Je vais pédaler en danseuse pendant plus de 100 km pour finir. L‘étape d‘après est plus plate et avec le beau temps, nous arrivons à Dreux à 10h30, où le frère de Manu est venu l‘encourager. On Il nous reste 44 km, il fait beau, on est largement dans les temps, bref c‘est gagné, une douce euphorie nous gagne.

En repartant, alors que Manu se trouve devant moi,(peut être la 1ère fois depuis le départ) je pète ma chaîne. Je l‘appelle, le siffle il m‘entends pas. Evidemment, je n‘ai pas de dérive chaine pour m‘allèger et je peux pas réparer. Je demande aux rares coureurs qui passent -tous étrangers- s‘ils peuvent m‘aider et c‘est un Croate qui va carrémént me donner un dérive chaîne ! Sympa. Alors que je répare, une nana descend d‘une moto et me filme en me questionnant; Je lui demande pour quel journal elle bosse, elle me répond qu‘elle fait le CD du PBP ! 3 jours sans dormir, j‘ai sacrifié pas mal de maillons avant d‘arriver à réparer ! Lol Je termine donc seul et finis 1/2h après Manu qui réussi haut la main son pari et a même bluffé son coach qui pensait le voir en chier un peu plus !! 80h sur 84, à part le mal au Q, on arrive relativement frais ! (j‘ai bien dit relativement). Bravo à lui.

Nico a fini avant nous, bénéficiant de l‘assistance de sa femme et de sa mère, qui comme Claude sont à féliciter. Ce n‘est pas reposant du tout, quelques heures de sommeil volées durant 3 jours. Claude a même perdu 5 kg !!! (je sais il peut se le permettre) Grâce à lui, moi j‘en ai perdu aucun !

Cette année, le peu de Français au départ va faire du bruit, dû à une demande de préinscription qu‘on demandait pas avant. Le problème c‘est que chez nous, c‘est sérieux contrairement à certains étrangers, notamment asiatiques, qui achèteraient leurs brevets, et prennent nos places sans avoir le niveau. Ainsi on a vu au 170 ème km des cyclos asiatiques prendre le train pour rentrer sur Rambouillet ! Une bénévole me disait que des asiatiques ont pris une chambre à Maurepas dans la banlieue de Rambouillet la 1ère nuit ! Cette année malgré la météo exceptionnelle, 20 % d‘abandons et énormément de hors délai …

Personnellement je finis mon 4 ème et je pense dernier PBP, mais comme m‘a dit mon fils, “tu dis ça à chaque fois !“

Laurent

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[Route] Blandy-les-Tours – 7 Juillet 2019

10 juillet 2019 by Claude Enzer

9 au départ ce matin avec 5 Gr2 et 4 Gr1 sur Blandy :
Christian imprime dès le départ un rythme soutenu et régulier et comme tout le monde suit , ..on suit !
On devait plus ou moins se séparer à Tournan, mais finalement que nenni et donc, le Gr2 suit ! Que se passe t’il ? on est qd même souvent entre 29 et 32 !! .. et toujours très régulier !
Arrivés à Blandy, et malgré l’absence de vraies bosses, je sens que ça va pas trop bien! Faut reconnaitre qu’apres les 80b d’hier , j’avais fait 40b le matin avant 8h00 et que je comptais rouler à allure … Gr 2, pas Gr 1,2 !
Petit arrêt ravito à Blandy, puis on repart ! Je prends des relais à 28-29, ça baigne, puis … dur dur ! Le reste du Gr2 ..suit !
Arrivés un peu après Châtres, je jette l’éponge et demande à rentrer seul . plus de force. J’en suis à ma troisième barre, là où normalement , le dimanche matin, je ne mange pas ! Le Gr2 ne me laisse évidemment pas tomber et nous rentrons à 5 entre 22 et 27. Séparation des 2 groupes. Le bouquet final est évidemment le pont de Try à 7% ! Puis douche et dodo au bout de 140b . On n’a pas trop souffert de la chaleur !
Merci au Gr1. J’en ai bavé, mais l’allure fut particulièrement régulière.

Claude

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[Route] Rando de 2010 – 30 Juin 2019

6 juillet 2019 by Olivier Michel

Mais où est passé le G1 ???

Seulement 6 au départ devant le Cocci Market dimanche dernier pour faire le parcours de la rando 2010: 5 en  G2 et un orphelin du G1  qui a rapidement eu des fourmis dans les jambe et laissé  (en nous prévenant bien sur ) dans la côte de QUINCY et qui voulait couper pour rentrer de bonne heure  ou de bonheur ?)

Une belle météo sur un très beau parcours, un groupe uni et sympathique qui est finalement rentré vers 11H45 ,  voilà une belle sortie bien agréable pour tous, avec notre mascotte Anna  bien entourée.

Semaine prochaine, le chef de patrouille nous a prévu Blandy-les-Tours, sortie culte s’il en est, LOL.

Pascal

 

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[Route] Rando de St Pathus – 7 Avril 2019

12 avril 2019 by Olivier Michel

8 au départ ce matin pour faire la randonnée de St Pathus. Il ne fait pas chaud mais pas de pluie en vue…

Il faut y aller en vélo; c’est un peu loin! 28km… et en plus avec quelques faux plats et la côte de St Soupplets. On reste quand même groupé jusqu’à l’inscription. Et puis pour faire la randonnée (45km), on fait 2 groupes.  Plein de petites routes de campagne, au beau milieu des champs, donc avec très peu de protection contre le vent! Avec Franck et Régis, nous arrivons à prendre quelques roues de temps en temps et nous avançons à bonne allure, sans pour autant rivaliser avec le G1. Parcours bien fléché, accueil sympathique. Un sandwich, une bière et il faut rentrer…

Zut, il y a encore cette côte de St Soupplets sur le retour… Régis s’en souviendra! Ensuite, c’est en descente jusqu’à Esbly. Retour à la maison vers 12h30.

 

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[Route] Multien Printemps – 24 Mars 2019

24 mars 2019 by Thierry Morlet

Temps gris et vent du nord modéré pour ce parcours du Multien de mi saison.

Rapidement, un groupe 1 se détachait , attendait puis finalement logiquement prenait le large.

Un trio format un groupe 2 ( 3 vauclusiens: franck P, alain Kolopp et votre serviteur).

le g3 restait groupé à sa cadence.

En faisant le parcours 1, nous comptions retrouver les copains du g3.

l’avantage du parcours 1 est de parcourir quelques routes inédites entre la ramée ( belle côte à G, douy, côte de Magloire ).

Passage devant le ravito de la rando de Mitry et retour à La ramée et retour st Soupplets. En haut de la côte, il était temps d’alléger la tenue .

Retour vent dans le dos un peu en retard à Magny à 12h12 sans revoir le g3 qui avait opté pour le Multien d’hiver et à Magny à 12h00.

Thierry M

 

 

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[Route] Blandy Raccourci – 17 Mars 2019

17 mars 2019 by Thierry Morlet

Les vannes s étant arrêtées vers 8h00, aucune raison de rater la sortie du dimanche!

Pas grand monde au rdv. Patricia gérait le g1 et moi le g2.

Dès Bailly , arrivée du soleil! Au menu, le parcours de Blandy version printemps automne mais en passant par le gué de Barneau bien sécurisé et précédait d’une petite route entre les chevaux pendant 2 km. pause photo et hop direction le château.

Vent d’ouest comme prévu mais supportable.

A 12h05 arrivée à Magny; il était temps, la pluie arrivait. comme quoi, il faut revenir à l’heure le dimanche.

Une bonne sortie au final.

Thierry M

 

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[Route] BRM 200 Noisiel G1 – 9 Mars 2019

14 mars 2019 by Thierry Morlet

Pour le G1, je ferai plus court. Départ des à 7h05 pour les 4 pour Patricia, Philippe B , Jean Luc L et Thierry M comme prévu.

Départ assez rapide mais pas trop par prudence car il fallait garder de l’essence pour le retour.

Nous laissons partir les plus rapides. Nous arrivons à Brasles au premier contrôle du km 84 à 29 de moyenne sans avoir forcer.

8 km plus loin, le parcours oblique à 90° et vent de travers mais cela va encore. Depuis le haut de Crecy, nous sommes 6 ( eric du club de conches « les randonneurs de la brie ) et un autre. Le groupe est homogène et c’est parfait comme cela. Joel P ‘ ex vcve et maintenant au club précité reste avec nous , décroche à Crecy, revient , décroche définitivement avant les corbiers. Il se fera reprendre par le groupe du clode.

A partir de Condé en Brie, changement de cap et là, le vent prévu est là surtout sur les sommets de plateaux. On se relaie et ça se gère bien.

A Rebais, on prend le temps de prendre une boisson et nous repartons. Encore un morceau de vent avant Giremoutiers puis le plus dur est fait. Les dernières côtes se montent à un train contrôlé.

Arrivée à Noisiel à 15h05. En roulant toujours à 5 ou 6, nous avons bien géré cette sortie.

Rdv le 13 avril pour le 300. Là, c’est autre chose. Le côté randonneur prend plus le pli sur le côté cyclosport du 200.

Thierry M

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[Route] BRM 200 Noisiel G2 – 9 Mars 2019

14 mars 2019 by Claude Enzer

Nous étions 5 Gr2 au départ de ce 200 BRM de Noisiel. Laurent, Nicolas, Emmanuel, Géraldine et moi. Géraldine n’est pas au club, mais beaucoup la connaissent. Elle était bénévole sur l’organisation de notre raid VTT de Juin 2018. Elle est en cours de préparation de quelque chose que même les plus « longues distances » du VCVE n’envisagent même pas! Nous avons pu admirer son nouveau vélo, taillé à sa mesure et ..pour la longue distance!

Mais bon, passons aux choses sérieuses. Départ, 8deg, dans la vague des 7:25, un peu plus tôt que ce que j’avais envisagé. Le Gr1 étant parti à 7:05, nous étions certains de ne pas les voir. Au départ, aperçu un revenant: Joël … mais nous y reviendrons !

Nous ne parlerons pas de la première partie. 85km, vent dans le dos, 26 de moyenne, on n’a pas arrêté de discuter, bref très agréable, du vrai cyclotourisme. Mais … vent dans le dos !!

Arrêt de 15mn à Brasles. Sandwich tiré du sac, on a mangé debout sur la terrasse, même pas pris de boissons.

Départ de Brasles, en sachant que le pain blanc avait été mangé, passons maintenant au pain sec et à l’eau ! Encore qq minutes jusque Mont St Père, puis on tourne à droite, et … quasiment pas de vent ! Mais non, ne rêvons pas, il nous attendait juste un peu plus loin. Et là, ce que je redoutais …arriva! Emmanuel avait du mal à suivre! Entre le paysage vallonné et le vent, soit de face, soit de ¾, dur dur pour lui! Je restais donc avec lui, pendant que les 3 autres étaient devant, nous attendaient, s’arrêtaient. En plus, un peu comme Nicolas, il a du mal à rouler « dans la roue » souvent à 2, 3 m quelquefois plus! Les km défilaient gentiment, Qq arrêts de qq minutes pour boire, manger, se reposer. Mais bon, pas le choix, il fallait repartir et rouler gentiment mais sûrement vers Rebais, lieu de notre deuxième contrôle. Un peu de pluie que je redoutais depuis le début arriva, mais ne nous gênât en rien. Quelques km avant Rebais, nous avons récupéré Sophie, une jeune cyclo de Fontenay sous Bois qui compte s’aligner sur le PBP. Elle nous a fait goûter des barres céréales qu’elle a préparé elle-même, je vous dis pas ! Et en plus, ça a l’air d‘être très facile à préparer! A Rebais, les visages étaient fatigués, sauf Géraldine et Sophie, toujours aussi souriantes et le visage impassible! Grrr !

Une boisson et un peu de nourriture plus tard, on repart. Ah, oublié de vous dire ! On a retrouvé Joël, vous savez, l’ancien du club qui était dans le groupe 1. Pour faire court, dès Jouarre (km 30), il était dans le vent ! On l’a à peine reconnu, tellement son visage était décomposé. Même plus envie de « faire du Hongrois » (les anciens connaissent, ça remonte à 2003!)

Nous étions donc maintenant un groupe de 7! Emmanuel se sentit mieux. Il était toujours derrière mais arrivait à mieux « gérer » l’allure du groupe. Il nous restait encore 2 grosses bosses pour finir, Faremoutiers et Tigeaux. Le groupe se disloquait dans la montée, mais arrêt en haut pour regroupement. Laurent nous a fait un petit coup d’hypo à Mouroux, arrêté le long du cimetière. Tigeaux fut monté comme Faremoutiers avec regroupement des 7 en haut (Nicolas et Sophie sont passés par le mur pour « découvrir ») Retour tranquille des 7 Gr2 jusque Noisiel, atteint à 17:45, pointage des cartes, et .. tarte aux pommes amené le matin par Géraldine, venue en vélo de Bondy et repartie de même en vélo. J’en rêvais depuis une bonne vingtaine de km! (La tarte, pas le retour en vélo!) Innovation à perpétrer, vraiment une super idée!

Conclusion : Une bonne sortie cyclo, tranquille, dans des conditions météo difficiles sur le retour. Beaucoup d’échanges entre nous, et c’est cela l’essentiel!

Claude

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[Route] Les Fermes isolées – 3 Mars 2019

4 mars 2019 by Claude Enzer

8 seulement ce matin au rdv de 8h30. Est ce que l’info passée deux fois etait bien lue??

Oui, il y avait du vent mais pas non plus des conditions très difficiles. en plus, pas une goutte d’eau comme la météo l’avait prévu.

Claude se sentit un peu seul pour faire le G2 mais finalement, hormis le final, il roula souvent avec nous. Aucun soucis sur la mdoficiation de ce parcours des fermes isolées en raison des nombreux trous avant la pont de la N4 et vers la ferme de Relugères.

Retour sans soucis à l’heure.

Thierry M

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[Route] Lavoir du Segrez – 24 Février 2019

24 février 2019 by Claude Enzer

21 au rdv pour ce dernier départ à 9h00.Soleil frais au rdv avec un petit vent d ‘est qui pinçait un peu le matin.

Pour etre sûr que nous ne partions pas le ventre vide, Patricia avait apporté de la brioche pour tous. Il semble que les vetetistes aient plus d’appêtit que les routiers!

au menu, le parcours ex lavoir du segrez modifié en raison d’un secteur présentant trop de trou entre Courtomer et Arcy. Dommage car cette petite route est bien agréable.Départ à allure raisonnable ce qui permet aux G1 et G2 de rester presque ensemble jusqu’à Liverdy Pour les anciens du club, nous avons ratrapé Fredo ex vcve qui est resté avec nous environ 12 km..Separation normale ensuite entre les groupes. Pour une premiere fois, nous avons donc tourné pour Courtomer et tout droit par une petite route agréable arrivant près de Vilbert. Retour rapide jusqu’à Chaumes. L’allure augmenta encore jusqu’à Villeneuve le Comte. retour en ordre dispersé. 12h00 à Magny pour le G1.Pour le G2, une variante etait proposé pour 7 km en moins.

rappel:dimanche 3 mars, rdv 8h30

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[Route] Le 200 des bourrins – 3 février 2019

3 février 2019 by Claude Enzer

Départ 6h40 du RER Val d’Europe sous une petite pluie pas vraiment gênante. Direction Villeneuve le Comte par une nuit noire et quelques voitures égarées.

Enfin la paix ! Plus de voitures, une belle nuit noire, plus de lumières parasites, nous sommes quasiment seuls, direction Villenauxe dans l’Aube.

Nous discutons beaucoup (on a pas trop l’occasion de se voir), les km défilent tranquillement, allure paisible. La température est légèrement positive, encore beaucoup de neige sur les côtés de la route. De temps en temps, nous sentons le vent qui nous pousse, ce qui nous prépare un retour difficile. Le 200 des bourrins va encore une fois être à la hauteur de sa réputation. Petite erreur de parcours vers Donnemarie Dontilly vite récupérée, grâce aux cartes que j’ai pris soin de prendre. On en profite pour avaler rapidement un sandwich et une barre énergétique, suivi du thé au miel contenu dans mon bidon. Bref, tout roule.

Passage de la N19 et début des hostilités. 3 belles bosses à partir de Plessis Meriot et jusque Villenauxe. Les 2 km nous permettant de rejoindre la D76 (plein Nord) nous donnent une idée encore plus précise de ce qui nous attend l’après-midi. Grande descente jusque Villenauxe et arrivée à 11h45, heure convenue avec la patronne du restaurant appelée la veille. Bref un planning parfait, mieux que sur le plan !

Thé chaud, bavette d’Aloyau, tarte Tatin et café, petite discussion politique de bistrot sur notre belle France et 1h15 plus tard, nous revoilà repartis.

Emmanuel a été mis au courant, le retour va être difficile. Mais comme il est de nature optimiste, il voit le retour « en rose », eh eh !!!

Montée le long de la Noxe au milieu de hauteurs de neiges impressionnantes et dès le haut de la bosse, eh eh , … Vent plein Nord, bien froid ce qui était prévu. La météo prévoyait 20 km/h, je pencherai plutôt pour 30. Nous n’avons que 10 km plein Nord, avant de tourner à gauche, plein Ouest.

Et là, vent de ¾ Nord Ouest de face. Je préviens Emmanuel, que là, ça va être comme cela pendant 70 b environ. Entre temps, il aura pris 2 ou 3 relais où son inexpérience du vent de face va lui coûter cher! Le vent est plus fort que nous, il faut composer et régler sa vitesse, et non pas l’inverse.

Je vais prendre donc quasiment tous les relais où il va tenter de rester « en éventail ». Mais les coups de pompe vont s’enchaîner et là, où je pensais qu’il était à côté, il était en fait à 50 m, seul. Heureusement que j’avais mon rétroviseur.

Bref et pour faire court, ce fut difficile pour lui. Des petits villages vides, personne, pas de bistrot bien entendu, pas de voitures. Arrivés à Amillis, un bistrot que je ne connaissais pas, arriva à point. 2 chocolats chauds plus tard, nous reprenons notre progression. Emmanuel va un peu mieux. Le jour tombe doucement mais sûrement. Finalement et après qq péripéties, nous arrivons à la gare de Val d’Europe à 18h40. 195 km au compteur pour 12 h d’efforts, arrêts compris, bref une non performance sur le plan sportif, mais une belle expérience pour nous deux où il nous a fallu se battre pour rentrer.

Pour moi, cela m’a fait 211 km. Pour un premier 200 2019, une belle expérience ! Heureusement, pas de pluie au retour, alors qu’elle était prévue.

Claude & Emmanuel

Classé sous :Récits longues distances

[Route] Ozoir et Soignolles – 27 Janvier 2019

27 janvier 2019 by Claude Enzer

6 seulement au rdv ce matin sous un petit crachin pour ce dernier dimanche de janvier.

Au menu, le parcours inédit ( pour les – de 10 ans au club) par Ozoir et Soignolles).

Gaetan , qui ne connait pas encore les pneus bien epais pour l’hiver nous a gratifié de deux crevaisons.

a l’heure où  j’écris ces quelques lignes, il fait le pied de grue devant le velociste d’annet pour lui arracher deux pneus…

Circuit bien à l’abri du vent d’ouest  hormis entre Ozoir et Suisnes.

Retour vent dans le dos. Zut, une bonne averse à 15 km de l’arrivée m’empêche de vous dire que c etait du temps à faire du velo.

66 km pour ce parcours en version g2, retour à Magny un peu en retard à 12h10. 105 km pour les 3 lèves tot.

Thierry M

Classé sous :Récits sorties club - Route

[Route] Le Moulin de Jossigny – 13 Janvier 2019

13 janvier 2019 by Claude Enzer

8 routiers ce matin pour Le Moulin de Jossigny. Un seul groupe bien sûr. Bonne allure pour un mois de Janvier, pas de difficultés majeures. On retiendra:

– Patou a assuré la pancarte de Favieres (faudra lui dire qu’elle ne compte pas beaucoup celle là)

– Gaetan a attaqué dans le col des lapins (fallait oser l’appeler comme ça… j’ai trouvé le nom sur les segments STRAVA)

– Francky a fait la pause la plus longue (normal, fallait tout ranger…)

– Thierry (M) assure avec son velo de vacances et son gilet (pas jaune le gilet, pas du tout jaune!)

– Thierry (l’autre) roule, alors ça dérouille

– Philippe aime bien être devant quand il y a du vent (les gars du Nord… ils aiment ça)

– Jean Marc a crevé. Remplacement express. Du travail de pro. On n’en attendait pas moins.

– Moi, j’ai juste fait la pancarte de VLC. Le train était bien lancé.

Retour juste après midi, sans aucune goutte de pluie. Les absents avaient donc tort!

Olivier

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[Route] Courtomer et Arcy – 30 Décembre 2018

30 décembre 2018 by Claude Enzer

8 ce matin pour le dernier rdv de l’année 2018.

Comme prévu, la visibilité etait réduite à 60 m par endroit en raison de brumes.

Equipés de vêtements haute visibilité et eclairage surtout arrière , la pratique était possible.

Un seul groupe ce jour et tous sur le parcours 1.

Il est vrai qu’en groupe, l’état de la chaussée entre Courtomer et Arcy merite la plus grande attention pour ne pas mettre une roue dans un trou.

Une modification est possible.

Retour à 12h13 à Magny en ayant roulé gentiment à 25 km/h.

je proposerai une réduction du kilometrage pour le parcours 2 afin qu il soit adapté à la pratique des cyclos pour un retour à 12h00.

Thierry M

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